GLOSSAIRE - B à C
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Edward Emerson Barnard (1857 - 1923). Astronome américain qui a découvert le satellite jupitérien Almalthée en 1892, l'étoile de Barnard, des nuages sombres de matière et de gaz (voir Objet de Barnard)
Concept cosmologique dû à Friedman et Lemaître (1922 et 1927), puis développé par G. Gamow (1948). Le nom aurait été attribué ironiquement par l'astronome anglais Fred Hoyle lors d'un interview à la BBC.
Le Big Bang est l'état primitif (singularité) à partir duquel l'univers peut être étudié de matière scientifique.Si on suppose que l'univers est homogène, isotrope, dominé par la force de gravitation et que sa géométrie est déterminée par la densité de matière alors les équations de la Relativité Générale conduisent à des modèles d'univers bien précis :
- si l'univers est à courbure positive comme celle d'une bulle (univers fermé), on obtient un univers en évolution : expansion - contraction
- si l'univers est à courbure négative comme celle d'une selle de cheval (univers ouvert) et possède une singularité dans le passé, l'univers est en expansion.
- si la courbure est nulle, selon certaines conditions, l'univers est plat, statique ou en expansion
Par ailleurs, Hubble découvre accidentellement (en 1929) que la plupart des galaxies se fuient les unes les autres, leur spectre présentant un décalage vers le rouge (effet Doppler), et que cette fuite est d'autant plus importante que les galaxies sont éloignées; (la vitesse radiale de fuite est donnée par V = H0xD où H0 est la constante de Hubble et D la distance de la galaxie, voir Redshift). Ceci, qui témoigne de l'expansion de l'univers en accord avec les modèles de Friedman et Lemaître, conduit à envisager dans le passé un univers excessivement chaud, concentré et dense et qui serait brutalement entré en expansion. C'est cet état que l'on appelle le Big Bang créant tout à la fois l'Univers, l'espace et le temps.
L'existence du rayonnement cosmologique uniforme à 2,726 K, identique dans toutes les directions, pressenti par Gamow en 1948 et détecté en 1965 par Penzias et Wilson s'interprète comme le rayonnement fossile de la chaleur initiale produite par le Big Bang.
Enfin, l'abondance des éléments légers (hydrogène, hélium,... ) uniformément répartis dans l'univers (les éléments plus lourds étant formés dans le cur des étoiles) accrédite la thèse d'une nucléosynthèse primordiale dans les premiers instants du Big Bang.
Entrées connexes : Age de l'Univers, astrophysique, cosmologie, constante cosmologique, effet Doppler, galaxies, nucléosynthése, paramètres cosmologiques, principe anthropique, principe cosmologique, problèmes cosmologiques, redshift, singularité, univers,
Voir Etoile binaire.
1) Pour éviter un trop grand décalage avec les saisons, dans les calendriers julien et grégorien, certaines années comportent 366 jours, soit un jour de plus que l'année commune. Ce jour supplémentaire est ajouté au mois de février et est appelé jour bissextile (cf 3) infra), l'année est alors appelée année bissextile.
2) Les années bissextiles du calendrier grégorien sont les années non séculaires divisibles par 4 et les années séculaires divisibles par 400. Ainsi 1996 était bissextile et 2004, 2008 le seront. Le prochain millésime séculaire bissextile sera 2400, le dernier étant 2000; 1900 ne l'était pas et ni 2100, ni 2200, ni 2300 ne le seront.
3) Avant la réforme du calendrier julien sous Jules César en 46 avant J.C., l'ancien calendrier romain avait des durées arbitraires déterminées par les pontifes. Le décalage avec les saisons augmentant et pour mettre fin à l'arbitraire, sous la direction de l'égyptien Sosigène, Jules César déclara que l'année serait réglée définitivement sur le cours du Soleil et que l'on ajouterait un jour supplémentaire après le 24 février. Le 24 février étant appelé "sexto ante calendas martii" (sixième avant les calendes de mars), le jour supplémentaire fut appelé "bis sexto ante calendas martii", d'où le nom de jour bissextile, l'année le contenant porta le nom d'année bissextile.
Météore lumineux spectaculaire engendré par l'explosion d'une grosse météorite et parfois accompagné d'une détonation assourdie et d'une pluie de fragments.
Voir Hémisphère
Centre ou noyau (ressemblant à une galaxie elliptique, voir galaxie 3) d'une galaxie spirale. C'est la région la plus dense en étoiles souvent vieillissantes et qui apparaît la plus brillante. Elle forme une boursouflure au cur de la galaxie. Les noyaux galactiques sont susceptibles de recéler des trous noirs massifs.
1) Système de division du temps qui permet de recenser les jours sur de longues périodes. Pour établir un calendrier, l'Homme s'est basé sur les deux astres les plus brillants du ciel : la Lune et le Soleil. Suivant que l'on adopte l'un et/ou l'autre, on obtient un calendrier de type lunaire (exemple typique : le calendrier musulman), luni-solaire (calendrier israélite) ou solaire (calendrier julien, grégorien).
2) Actuellement, le calendrier légal est le calendrier grégorien reconnu quasi-universellement et établi sur le cycle solaire. Mais il n'en fut pas toujours ainsi. Il fut adopté en France et en Italie en 1582, en 1700 en Allemagne, en 1752 en Grande-Bretagne, en 1873 au Japon, en 1926 en Turquie.
3) L'élaboration d'un calendrier se heurte à différentes difficultés sérieuses dont les deux principales sont
- la variation de la durée du jour solaire qui nécessite de définir un jour moyen
- la durée d'une année tropique qui n'est pas un multiple entier de jours.
De plus, les divisions en semaines et en mois induisent de nouvelles complexités.
4) Pour différentes raisons (mois de longueur variable, variations des nombres de jours ouvrables mensuels - jusqu'à 12% - mobilité de certaines fêtes chômées...), des tentatives de réforme furent proposées dont la plus célèbre aboutit à l'instauration du calendrier Républicain le 5 octobre 1793 et qui fut aboli le 1er janvier 1806.
5) Etymologiquement Calendrier provient du latin "calendarium"qui lui-même dérive de "calendes", du verbe latin "calare", d'origine étrusque, qui signifiait appeler. Calendes prit le sens de 1er jour du mois chez les romains (voir le calendrier romain) car c'est ce jour-là que les autorités, et particulièrement les pontifes, annonçaient publiquement les événements spéciaux du mois qui commençait. Le calendarium était un livre de comptes pour le commerce, les factures étant payées en début de mois.
Entrées connexes : Année, année bissextile, année commune, calendrier grégorien, calendrier julien, calendrier républicain, calendrier romain, jour, mois, semaine, temps.
Calendrier usuel et légal dans de nombreux pays. Il est de type solaire et a été institué en 1582 par le pape Grégoire XIII pour corriger le retard que prenait le calendrier julien sur le Soleil, retard qui atteignait 10 jours au moment de cette réforme (1 jour tous les 128 ans) et qui serait de 13 j en 2000 (Voir ici pour plus de détails). L'année moyenne qui en résulte est une bonne approximation de l'année tropique. Il se distingue du calendrier julien par le calcul des années bissextiles, (il comporte 3 années bissextiles de moins par période de 400 ans).
Entrées connexes : Année, année bissextile, année commune, calendrier, calendrier julien, calendrier républicain, calendrier romain, jour, mois, semaine, temps.
Calendrier instauré par Jules César en l'an 708 de Rome (46 av. J.C.) en remplacement du vieux calendrier romain qui subit de nombreux avatars. Ce calendrier est basé sur un cycle quadriennal. Il comporte 3 années communes suivies d'une année bissextile, celle-ci étant déterminée par un millésime divisible par 4 (voir ci-dessous). Avec 7 mois de 31 jours, 4 de 30 jours et un de 28 ou 29 jours (voir ici pour plus de détails), il est très proche du nôtre mais l'année moyenne de 365,25 j qui en résulte est une mauvaise approximation de l'année tropique.
Le calendrier julien fut instauré en l'an 710 de Rome. En l'an 709, on intercala, en plus du Mercedonius, deux mois entre November et December, l'un de 33 jours, l'autre de 34. L'année de 455 jours qui en résulte fut appelée "année de confusion". César imposa le premier janvier comme début de l'année, ramena l'équinoxe de printemps au 25 mars et déclara que l'année serait uniquement réglée sur le cours du Soleil avec une durée moyenne de 365,25 jours obtenue avec 3 années de 365 jours et une année de 366 jours, le jour supplémentaire étant placé après le 24 février. César fit disparaître le Mercedonius qui n'avait plus de raison d'exister et distribua l'excès de 10 jours aux anciens mois :
1. Januarius 31 - 2. Februarius 29j (ou 30) - 3. Martius 31j - 4. Aprilis 30 - 5. Maius 31j - 6. Junius 30j - 7. Quintilis 31j - 8. Sextilis 30j -9. September 31j - 10. October 30j - 11. November 31j - 12. December 30j.
Mais la réforme fut mal appliquée (année bissextile tous les 3 ans), et en 9 av. J.C. (745 de Rome), on avait intercalé 12 années bissextiles au lieu de 9 ce dont on s'aperçut sous le règne d'Auguste. Auguste ordonna alors que pendant une durée de 12 ans, il n'y aurait pas d'année bissextile. Le calendrier reprit ainsi sa justesse. En récompense, le Sénat en 8 av. J.C. appela augustus le 6ème mois et en fit aussi un mois de 31 jours, Auguste n'ayant pas moins fait que César (en 716 de l'ère romaine, Antoine avait fait adopté au Sénat la proposition de renommer Quintilis en Julius). Pour rétablir la durée totale de 365 jours et pour ne pas avoir 3 mois successifs de 31 jours, septembre fit don de son 31ème à octobre et novembre donna le sien à décembre.
1. Januarius 31 - 2. Februarius 29j (ou 30) - 3. Martius 31j - 4. Aprilis 30 - 5. Maius 31j - 6. Junius 30j - 7. Julius 31j - 8. Augustus 31j - 9.September 30j - 10. October 31j - 11. November 30j - 12. December 31j.
Pour simplifier au maximum la règle d'intercalation du jour bissextile, il fut décider que l'année serait bissextile si son millésime était divisible par 4.
Les Romains dominant le monde, imposèrent leur calendrier aux peuples conquis. L'Eglise chrétienne l'adopta et continua de l'utiliser après la chute de l'empire romain. Les noms des mois se transmirent en se modifiant plus ou moins sous l'influence des langues (voir les entrées correspondantes). Jusqu'au milieu du Moyen âge (voire jusqu'au XVIe siècle pour la rédaction d'actes en latin) subsiste la division romaine des mois en jours mais peu à peu supplantée par la notation en chiffres dits arabes. La période assez longue de transition où se côtoyaient les deux types de numération vit une manière originale de compter les jours pour les deux moitiés de chaque mois, la première moitié dans l'ordre croissant de 1 à 15 (mois de 30j) ou 16 (mois de 31j) puis en rétrogradant de 16 (ou 15) à 1 pour la fin du mois, une conséquence de ceci fut que le jour bissextile devint le dernier jour de février.
Entrées connexes : Année, année bissextile, année commune, calendrier, calendrier grégorien, calendrier républicain, calendrier romain, jour, mois, semaine
Ancêtre de notre calendrier, le vieux calendrier romain est basé sur celui des Albains habitants du Latium. Ceux-ci décomptaient le temps en se fondant sur les lunaisons. Le début de l'année était fixé vers l'équinoxe de printemps. Lors de la fondation de Rome vers 753, le calendrier comportait 10 mois de 30 ou 31 jours désignés par les termes de premier, second et ainsi de suite jusqu'au dixième.
1. Primilis : 31j - 2. : 30j - 3. Tertilis : 31j - 4. : 30j - 5. Quntilis : 31j - 6. Sextilis : 30j - 7. September : 30j - 8. October : 31j - 9. November: 30j - 10. December : 30j.
Puis, certains furent consacrés à des divinités : le premier à Mars dont il prit le nom, le deuxième à Aperta, surnom d'Apollon, le troisième à Maius (autre nom de Jupiter Optimus) ou Maia (déesse de la croissance) puis le quatrième à Junon épouse de Jupiter. L'année ayant un total de 304j, on ajoutait alors après December, 61 jours pour égaler l'année solaire. Sous le règne de Tarquin (656 - 578), on en fit deux mois. Le premier fut dédié à Janus, premier roi du Latium et dieu de la paix, et appelé Januarius puis il fut déplacé avant Martius. Tous les mois eurent un nombre impair de jours, l'impair ayant la réputation d'être bénéfique, l'année devant comporter 355 jours.
1. Januarius 29j - 2. Martius 31j - 3. Aprilis 29j - 4. Maius 31j - 5. Junius 29j - 6. Quintilis 31j - 7. Sextilis 29j - 8. September 29j - 9. October 31j - 10. November 29j - 11. December 29j - 12. 27j.
L'année n'ayant plus que 354j (année lunaire mais nombre pair), le dernier mois eut finalement 28 jours. Etant le plus court de l'année avec un nombre pair de jours et le douzième, il fut consacré à Febro, dieu des morts dans les Enfers et prit le nom de Februarius, mois de deuil et de purification (les februalia).
1. Januarius 29j - 2. Martius 31j - 3. Aprilis 29j - 4. Maius 31j - 5. Junius 29j - 6. Quintilis 31j - 7. Sextilis 29j - 8. September 29j - 9. October 31j - 10. November 29j - 11. December 29j - 12. Februarius 28j
Vers l'an 400 de Rome, Februarius fut mis entre Januarius et Martius et devint le deuxième mois (voir Février) et le début de l'année fut ramené vers le solstice d'hiver. Plus courte que l'année solaire sur laquelle se basaient les agriculteurs, on intercala des jours pour la faire coïncider avec les saisons. Pour ce faire, il fut institué un cycle de 2 fois deux ans, au cours desquels on ajoutait un treizième mois tous les deux ans :
au bout des deux premières années, 23 jours entre le 24 et le 25 février,
puis au bout des deux ans suivants, 22 jours entre le 23 et le 24 février.Ce treizième mois fut appelé Mercedonius car c'était à ce moment que les mercenaires étaient payés. Les derniers jours restants de février furent naturellement intégrés à ce mois, il compta donc 27 jours, février n'en ayant plus que 23 ou 24. Les 1465 jours du cycle de 4 ans dépassant de 4 jours la durée solaire du cycle, diverses tentatives d'ajustement (octaétéride de Cléostrate en particulier vers 450 de Rome) furent essayées mais sans succès. Devant le désaccord persistant, les pontifes reçurent le droit d'ajuster le mois intercalaire. C'est ainsi que le calendrier devint un moyen de fraudes et de corruption et que le désordre s'y installa. Une réforme devenait nécessaire. Elle fut entreprise par Sosigène sous l'impulsion de Jules César en 46 avant notre ère (voir le Calendrier julien).
Les romains n'utilisaient pas la semaine, ils divisaient le mois en trois parties inégales. Le premier jour du mois était les calendes (du verbe calare : proclamer, voir Calendrier 4), le milieu du mois (13 ou 15) était appelé les ides (de iduare, diviser). Entre les calendes et les ides existait une période importante de 9 jours qui était celle de la foire ou du marché. Cette période qui se terminait le jour des ides débutait donc soit le 5, soit le 7. Le premier jour de cette période fut naturellement appelé les nones (neuvièmes) car les romains avaient la particularité d'égrener les jours en les décomptant des calendes aux nones, des nones aux ides, des ides aux calendes et ainsi de suite (voir les détails ici).
Entrées connexes : Année, année bissextile, année commune, calendrier, calendrier grégorien, calendrier julien, calendrier républicain, jour, mois, semaine, solstice, temps.
1) Constellation du zodiaque
2) Voir Tropique
1) Constellation du zodiaque
2) Voir Tropique
Voir Astéroïdes
Région du Système solaire au-delà de l'orbite d'Uranus, jusqu'à 100 u.a prédite par l'Américain Gérard Kuiper et dont l'hypothèse a été vérifiée en 1992 avec la découverte de 1992 QBI. Elle recèlerait de vastes noyaux de matière qui seraient sources à comètes et à astéroïdes et que l'on a baptisé "Objets de la Ceinture de Kuiper (Kuiper Belt Objects ou KBO)". Ces objets n'auraient pas été repoussés par les planètes géantes (voir Nuage de Oort). On suppose qu'il graviterait (en compagnie de comètes) des milliers d'astéroïdes. Ces objets seraient les vestiges de la formation du système solaire. En nombre insuffisant pour s'assembler, ils seraient restés pour la plupart au stade de planétésimaux.
Pluton, la neuvième planète du Système solaire, est le plus gros objet de cette Ceinture de Kuiper. Le planétoïde Quaoar découvert par Mike Brown et Chad Trujillo du Caltech (Califorkia Technology Institute) en octobre 2002 est le second gros objet de cette ceinture. D'un diamètre de 1280 km (la moitié de celui de Pluton), il transite à 6,4 milliards de kilomètres du Soleil.
On considère plusieurs familles, selon les orbites de ces objets.
- Les Objets Trans-Neptuniens (TNO) : ils se situent au-delà de Neptune
- Les Plutinos : la familles des "petits plutons" comprend actuellement une soixantaine de membres dont la planète Pluton (2 300km de diamètre). On suppose qu'il en existerait, près de 25000. Ils se caractérisent par leur forte inclinaison orbitale et par une résonance de 3:2 avec Neptune (ils bouclent 2 orbites autour du Soleil pendant que Neptune en boucle 3).
- Les Centaures
- Les Objets dispersés du disque (SDO)
(Voir aussi Système Solaire 2).
Deux zones (entre -30° et + 30° de l'équateur magnétique) de l'ionosphère et de la magnétosphère terrestre qui ceinturent la Terre formées essentiellement de protons et d'électrons à haute énergie. La ceinture intérieure vers 3 000 km et la ceinture extérieure vers 20 000 km sont inclinées de 11° sur l'équateur.
La célérité (ou vitesse) (symbole c) de la lumière dépend du milieu dans lequel elle se déplace. Dans le vide, elle est d'environ 300 000 km/s (299 792 458 m/s). Cette vitesse est une constante fondamentale de la Physique moderne et sert (entre autres) à calculer le temps (de) lumière d'un astre (voir Redshift). Les théories physiques postulent que cette vitesse ne peut être dépassée. Dans un milieu quelconque, la célérité est donnée par : cm = c/n où n est l'indice de réfraction du milieu.
Charon est le seul satellite connu de Pluton. Il fut découvert en 1978 par Jim Christy. Orbitant à la distance moyenne de 19 640 km de sa planète, il a un diamètre de 1172 km pour une masse de 1,9x1021 kg
Dans les mythologies étrusque, grecque et romaine, Charon était le passeur qui permettait aux âmes des morts, moyennant une obole, de traverser le fleuve Achéron aux eaux noires afin d'atteindre la porte des Enfers gardée par le chien monstrueux Cerbère.
1) Espace visible au-dessus de l'observateur et limité par l'horizon.
2) Surface imaginaire sur laquelle on fixe arbitrairement les astres (synonyme : Sphère céleste).
Qualifie les étoiles qui en un lieu donné sont toujours visibles au-dessus de l'horizon.
Les étoiles sont classées par leur couleur (leur spectre) qui dépend de la température de surface exprimée en degrés Kelvin. On distingue 10 classes spectrales principales : O, B, A, F, G, K, M, R, N et S (par ordre de température décroissante). Ces classes sont subdivisées en 10 sous-classes numérotées de 0 à 9 (exemple : B0, B1, ..., B9). Les anciens types R et N correspondent à la classe C. A ces classes, on adjoint la classe W des étoiles de Wolf - Rayet.
- Type WC et WN : étoiles de Wolf - Rayet très chaudes (40 000 à 90 000 K) et très massives (10 à 50 masses solaires). Ces étoiles sont très rares.
- Type O : étoiles très bleues de température de surface comprise entre 28 000 K et 40 000 K (exemple :
Orion (Bellatrix)). Le type O est rare dans l'univers.
- Type B : étoiles bleues de température de surface comprise entre 10 000 K et 28 000 K (exemples :
Orion (Rigel),
Cygnus (Deneb)).
- Type A : étoiles de température de surface comprise entre 7 500 K et 10 000 K (exemple Véga de la Lyre, Sirius du grand Chien).
- Type F (bleues à blanches) et G (jaunes) : étoiles de température superficielle comprise entre 6 000 K et 7 500 K (exemples :
Carène (Canopus), Procyon du Petit Chien).
- Type G : étoiles blanches à jaunes de température superficielle comprise entre 5 000 K et 6 000 K (exemples : Soleil et
du Cocher (Capella))
- Type K : étoiles oranges à rouges de température de surface comprise entre 3 500 K et 5 000 K (exemples : Aldebaran dans le Taureau, Arcturus dans le Bouvier).
- Type M : étoiles rouges de température de surface comprise entre 3 000 K et 3 500 K (exemple : Antares dans le Scorpion, Bételgeuse dans Orion).
- Type C (anciennement types R - étoiles rouges de température inférieure à 3 000 K - et, N - étoiles rouges de température comprise entre 2 000 K et 3 000 K). Classe des étoiles dites carbonées car leur spectre est analogue à celui des composants à base de carbone.
- Type S : étoiles de couleur rouge de température comprise entre 2 000 K et 3 000 K caractérisées par un spectre semblable à celui de l'oxyde de zirconium.
Objet peu massif fait de poussière et de glace circulant dans le Système solaire. Les comètes peuvent être périodiques comme celle de Halley, elles ont alors une orbite elliptique, sinon leur orbite est soit parabolique, soit hyperbolique.
Les comètes sont constituées d'un noyau très petit (0,1 à 100 km) entouré d'une chevelure (d'où son nom, chevelure se dit kométès en grec) ténue d'un diamètre pouvant atteindre 200 000 km. A l'opposé de la direction du Soleil, elles présentent deux queues, l'une formée de poussières, l'autre de plasma (gaz ionisé). L'une des comètes les plus remarquables de ces dernières années fut Hale-Bope en avril-mai 1997.
Les comètes semblent provenir des confins du Système Solaire (Ceinture de Kuiper ou Nuage de Oort).
1) Phénomène optique dû à un effet de perspective qui fait paraître deux astres très proches l'un de l'autre. Le 15 mai 2002, nous avons pu assister le soir à l'Ouest au très rare et remarquable alignement Jupiter- Mars - Lune- Vénus - Saturne et Mercure.
2) Mercure et Vénus sont en conjonction avec le Soleil lorsque la planète, la Terre et le Soleil sont alignés. On distingue :
- la conjonction inférieure : alignement Soleil - planète - Terre. La planète est plus proche de la Terre mais est invisible car sa face éclairée est tournée vers le Soleil.
- la conjonction supérieure : alignement Soleil - Terre - planète. La planète est à sa plus grande distance de la Terre et apparaîtrait pleine, sa face éclairée étant totalement visible de la Terre, mais en fait, noyée dans la lumière solaire, elle n'est pas visible.
3) Pour les planètes supérieures, on dit qu'elles sont en conjonction avec le Soleil lorsque l'on a l'alignement Terre - Soleil - planète. Dans ce cas, la planète est au plus loin de la Terre, dans la direction du Soleil. Noyée dans la lumière solaire, elle est inobservable.
Dans sa théorie de la Relativité généralisée, Einstein a introduit une nouvelle constante appelée maintenant constante cosmologique, notée
, pour que son modèle d'Univers soit fini et surtout statique. Cette constante représente une force s'opposant à la gravitation si celle-ci est positive ou nulle. Sa valeur est calculée pour qu'il y ait un équilibre entre ces 2 forces.
Due à Newton, cette constante de la gravitation universelle, notée G, vaut dans le Système international 6,7x10-11. Elle intervient en physique (calcul de la force d'attraction entre deux corps) et bien entendu en cosmologie.
La constante de Hubble H est le rapport de proportionnalité entre la vitesse de récession des galaxies et leur distance. Elle s'exprime en kilomètres par seconde et par mégaparsec. Cette constante est spatiale mais non temporelle, en effet, identique en tout point de l'univers à un moment donné, elle peut varier au cours du temps. La valeur actuelle est notée H0, mais celle-ci est mal connue (en raison de l'imprécision sur les distances) et vaut approximativement 65 km/s.Mpc (Si V est en km/s et D en millions d'années-lumière alors H vaut environ 22 km/s/Ma.l). L'inverse de cette constante donne le temps de Hubble, borne supérieure de l'âge de l'Univers.
Entrées connexes : Constante cosmologique, cosmologie, fuite des galaxies, loi de Hubble, redshift, vitesse de récession.
1) Groupement arbitraire et traditionnel d'étoiles (voir Astérisme). La plupart ressemblent de près ou de loin à des animaux ou des objets (le Lion, la Grande Ourse qui ressemble plutôt à une casserole - nom que lui donnent les Chinois...). Leurs désignations remontent pour la majorité d'entre elles (hémisphère boréal surtout) à l'Antiquité et appartiennent au patrimoine culturel de l'Humanité. Les sociétés agricoles y voyaient des animaux domestiqués ou des instruments, les peuples de chasseurs des armes, des animaux sauvages ou des pièges, les peuples marins des navires... Celles de l'hémisphère austral ont une consonance plus moderne (machine pneumatique, sextant, carène... ) qui date du XIXème siècle.
2) L'Union Astronomique Internationale (UAI) a délimité 88 régions dans le ciel (voir ci-dessous) portant chacune le nom d'une constellation. Ces constellations sont représentées par leur nom latin (par exemple : Ursa Minor, la Petite Ourse) et les étoiles qui les composent par une lettre grecque suivie du nom latin au génitif (
Lyrae : alpha de la Lyre,
Ursae Minoris : Etoile Polaire) dans l'ordre décroissant des éclats. Certaines sont désignées par leur nom (Mira Ceti : la Merveilleuse de la Baleine, Véga Lyrae : Véga de la Lyre =
Lyrae).
n° Nom Français Nom Latin Abr. n° Nom Français Nom Latin Abr. 1. Andromède Andromeda And 45. Le Lézard Lacerta Lac 2. La machine pneumatique Antlia Ant 46. Le Lion Leo Leo 3. L'oiseau du paradis Apus Aps 47. Le Petit Lion Leo Minor LMi 4. Le Verseau Aquarius Aqr 48. Le Lièvre Lepus Lep 5. L'Aigle Aquila Aql 49. La Balance Libra Lib 6. L'Autel Ara Ara 50. Le Loup Lupus Lup 7. Le Bélier Aries Ari 51. Le Lynx Lynx Lyn 8. Le Cocher Auriga Aur 52. La Lyre Lyra Lyc 9. Le Bouvier Bootes Boo 53. La Table Mensa Men 10. Caelum Caelum Cae 54. Le Microscope Microscopium Mic 11. La Girafe Camelopardalis Cam 55. La Licorne Monoceros Mon 12. Le Cancer Cancer Cnc 56. La Mouche Musca Mus 13. Les Chiens de Chasse Canes Venatici CVn 57. La Règle Norma Nor 14. Le Grand Chien Canis Major CMa 58. L'Octant Octans Oct 15. Le Petit Chien Canis Minor CMi 59. Ophiuchus Ophiuchus Oph 16. Le Capricorne Capricornus Cap 60. Orion Orion Ori 17. La Carène Carina Car 61. La Paon Pavo Pav 18. Cassiopée Cassiopeia Cas 62. Pégase Pegasus Peg 19. Le Centaure Centaurus Cen 63. Persée Perseus Per 20. Céphée Cepheus Cep 64. Le Phénix Phoenix Phe 21. La Baleine Cetus Cet 65. Le Peintre Pictor Pic 22. Le Caméléon Chamaeleon Cha 66. Les Poissons Pisces Psc 23. Le Compas Circinus Cir 67. Le Poisson Austral Piscis Austrinus PsA 24. La Colombe Columba Col 68. La Poupe Puppis Pup 25. La Chevelure de Bérénice Coma Berenices Com 69. La Boussole Pyxis Pyx 26. La Couronne Australe Corona Australis CrA 70. Le Réticule Reticulum Ret 27. La Couronne Boréale Corona Borealis CrB 71. La Flèche Sagitta Sge 28. Le Corbeau Corvus Crv 72. Le Sagittaire Sagittarius Sgr 29. La Coupe Crater Crt 73. Le Scorpion Scorpius Sco 30. La Croix Crux Cru 74. L'atelier du Sculpteur Sculptor Scl 31. Le Cygne Cygnus Cyg 75. Le Bouclier Scutum Sct 32. Le Dauphin Delphinus Del 76. Le Serpent Serpens Caput et Serpens Cauda Ser 33. La Dorade Dorado Dor 77. Le Sextant Sextans Sex 34. Le Dragon Draco Dra 78. Le Taureau Taurus Tau 35. Le Petit Cheval Equuleus Equ 79. Le Télescope Telescopium Tel 36. Eridan Eridanus Eri 80. Le Triangle Triangulum Tri 37. Le Fourneau Fornax For 81. Le Triangle Austral Triangulum Australe TrA 38. Les Gémeaux Gemini Gem 82. Le Toucan Tucana Tuc 39. La Grue Grus Gru 83. La Grande Ourse Ursa Major UMa 40. Hercule Hercules Her 84. La Petite Ourse Ursa Minor UMi 41. L'Horloge Horologium Hor 85. Les Voiles Vela Vel 42 L'Hydre Hydra Hya 86. La Vierge Virgo Vir 43. L'Hydre mâle Hydrus Hyi 87. Le Poisson Volant Volans Vol 44. L'Indien Indus Ind 88. Le Renard Vulpecula Vu Remarque : certains considèrent 89 constellations en comptant deux constellations pour le Serpent 76a - la tête du Serpent et 76b - la queue du Serpent, ceci en raison de l'immixtion d'Ophiuchus dans cette constellation.
3) Les constellations sont plus ou moins étendues dans le ciel et leurs dessins évoluent dans le temps en raison principalement du mouvement propre des étoiles. Par ailleurs, à cause de ce phénomène, certaines étoiles peuvent franchir les limites de leur constellation et se retrouver dans une autre.
Objet de l'Univers (Astre, Objet céleste... )
Description du mouvement des astres et tentative d'explication (scientifique ou mythique) de la formation de l'univers, en particulier du Système solaire. Le terme est tombé en désuétude.
Astronomie descriptive en particulier du Système Solaire.
Etude des lois physiques de l'Univers observable. La cosmologie tente d'élaborer une théorie cohérente de l'Univers en tenant compte de son histoire et de son évolution. Actuellement, la cosmologie s'appuie sur la théorie de la Relativité Généralisée mais doit aussi faire intervenir la physique quantique.
La cosmologie utilise 4 types d'outils principaux à partir desquels elle peut obtenir des résultats :
- L'outil conceptuel : la cosmologie ne considère que l'Univers observable et choisit entre deux théories celle qui est la plus économe en hypothèses indépendantes (principe d'Occam).
- L'outil observationnel : Il est décomposable en 6 points
- le paradoxe d'Olbers : pourquoi en dépit du nombre immense d'étoiles qui rayonnent de la lumière, le ciel est-il noir ?
- l'expansion de l'Univers mise en évidence par la fuite des galaxies.
- le rayonnement à 3 K dit "du fond diffus" qui remplit tout l'Univers.
- l'abondance relative d'éléments chimiques légers : hydrogène, deutérium, hélium, lithium et leurs isotopes.
- la structure à grande échelle de l'Univers observable : superamas, murs, feuillets..., cristallographie cosmique (recherche de structures analogues à celles des atomes dans les cristaux).
- la détection directe ou indirecte de particules non nucléaires : matière noire de masse de 5 à 10 fois celle de la matière ordinaire et qui composerait quelque 90 % de l'Univers.
- L'outil physique que l'on peut décomposer en :
- mécanique quantique et physique des particules : étude des interactions faibles et fortes
- relativité généralisée et gravitation : géométrie de l'Univers, trous noirs...
- électromagnétisme
- L'outil mathématique : les progrès faits et à faire en mathématiques - géométries non euclidiennes, topologies multi-connexes, fractales, théorie du chaos dynamique, logique floue, théorie des jeux... - ainsi que l'utilisation de programmes informatiques de plus en plus complexes apportent des outils indispensables aux astrophysiciens (voir à ce sujet les travaux de J. P. Luminet sur l'Univers chiffonné)
L'une des clés primordiales dans l'évolution de la cosmologie est la recherche d'une théorie unificatrice qui engloberait tout à la fois la gravitation, l'électromagnétisme et la physique quantique. Des pistes prometteuses sont en cours : théorie des supercordes en particulier.
Entrée connexe : Constante cosmologique, constante de Hubble, paramètres cosmologiques, redshift, univers,
Disparition progressive d'un astre sous l'horizon. Si l'astre a un diamètre apparent non négligeable (Soleil, Lune), on prend soit son centre, soit son bord supérieur pour établir l'heure du coucher.
En outre, la réfraction atmosphérique introduit une erreur dont il faut tenir compte (angle de 35' à l'horizon) (Voir aussi : Lever).
Période de l'année où un astre se couche au même endroit que le Soleil (voir Lever héliaque)
Lueur qui précède le lever ou qui suit le coucher du Soleil due à l'éclairement des couches de l'atmosphère par les rayons du Soleil situé sous l'horizon. On distingue :
- le crépuscule du matin ou Aurore
- le crépuscule du soir
En réalité pour chacun d'eux, on considère 3 types de crépuscule :
- le crépuscule civil lorsque le Soleil est à moins de 6 degrés sous l'horizon
- le crépuscule nautique lorsque le Soleil est entre 6° et 12° sous l'horizon
- le crépuscule astronomique lorsque le Soleil est à moins de 18° sous l'horizon
De plus, on dit que la nuit est complète lorsque le Soleil est à plus de 18° sous l'horizon. Ceci entraîne que sous nos latitudes, la nuit ne peut être complète en plein été (fin juin - début août) car le Soleil descend à moins de 18° sous l'horizon.
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ASTRONEUF
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