GLOSSAIRE - Q à S
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On dit qu'une planète supérieure est en quadrature avec le Soleil lorsque l'angle (Terre, planète, Soleil) est égal à un angle droit. Dans ce cas, la planète apparaît sous la forme d'un quartier. On distingue deux quadratures :
1) Planétoïde de la Ceinture de Kuiper découvert en juin 2002 par les astronomes américain Michael Brown et Chadwick Trujillo du California Institute of Technology (Pasadena - Californie). Quaoar orbite dans un plan incliné de huit degrés par rapport aux principales planètes du système solaire. Il effectue une révolution autour du Soleil en 288 ans, en suivant une orbite quasi circulaire à six milliards de kilomètres de la Terre, dans la ceinture de Kuiper. Quaoar a un diamètre de 1 200 km (donc de la grosseur de Charon). Il s'agit du plus gros objet découvert dans le système solaire depuis Pluton, en 1930. La découverte de ce corps céleste dans la ceinture de Kuiper conforte la position de ceux qui voient Pluton comme un objet de cette ceinture. Repéré sur une image numérique prise en juin dernier par le télescope Oschin du Mont Palomar et sur des images prises à l'observatoire Keck de Mauna Kea à Hawaii ainsi que par le télescope spatial Hubble, Quaoar est 100 000 fois moins brillant que la moins brillante des étoiles visibles à l'il nu.
2) L'origine du nom attribué à ce planétoïde est celui d'un dieu d'une très ancienne peuplade indienne, les Tongva. Ces Amérindiens occupaient la région de San Francisco avant l'arrivée des Européens. Quaoar est considéré comme celui qui a engendré le Ciel (le Père) puis avec l'aide du Ciel, il créa la Terre (la Mère) en chantant et en dansant. Ceux-ci avec des chants et des dances de plus en plus complexes, firent naître le Soleil (le Grand-Père) puis la Lune (la Grand-Mère).
Notons que ce nom ne sera officialisé que lorsque l'UAI l'aura ratifié. Sa seule désignation officielle est 2002 LM60 (voir aussi Sedna).
Phases de la Lune qui se produisent lorsque le Soleil, la Lune et l'Observateur forment un angle droit. On considère deux quartiers : le Premier et le Dernier. La Lune apparaît sous la forme d'un demi-disque.
Acronyme de Quasi-Stellar. Noyau de certaines galaxies de petites tailles très éloignées (2 à 4 milliards d'années-lumière) émettant des énergies lumineuses et des signaux radio de très grande puissances. La source de cette énergie pourrait être un trou noir.
Unité de mesure des angles du Système International. Le radian (rad) est la mesure d'un angle au centre qui intercepte un arc circulaire dont la longueur est égale au rayon du cercle. Un radian vaut à peu près 57 degrés (1 rad = 57° 17' 44,...'')
Bien qu'ils aient des trajectoires parallèles, par un effet de perspective analogue à celui créé par des rails qui paraissent se rejoindre à l'horizon, les météores d'un essaim météoritique semblent tous provenir d'un même point du ciel que l'on appelle le radiant. Le qualificatif attribué au radiant est le nom de la constellation qui l'abrite, par exemple : à la mi-novembre, les Léonides forment un essaim météoritique qui semble provenir de la constellation du Lion.
C'est la dimension qu'il faut atteindre en comprimant une masse pour que celle-ci devienne un trou noir. C'est donc la dimension de l'horizon d'un trou noir, limite à l'intérieur de laquelle rien ne peut s'échapper, même pas la lumière. Plus précisément, c'est le rayon qu'un astre devrait avoir pour que sa vitesse de libération soit au moins égale à la vitesse de la lumière. Ce rayon est donc défini par la relation
. Un trou noir de 3 masses solaires aurait donc un rayon de Schwarzschild de 10 km. Pour le Soleil, il faudrait qu'il ait un rayon de 3 km environ or il est 232 000 fois plus grand, le Soleil n'est donc pas un trou noir...
Entrées connexes : Etoile, étoile à neutrons, lumière, trou noir, vitesse de libération.
Rayonnement à 3K
Rayonnement du fond cosmologique (CMBR : Cosmic Microwave Background Radation) pressenti par G. Gamow en 1948 et détecté en 1965 par Penzias et Wilson. Il s'interprète comme le rayonnement fossile de la chaleur initiale produite par le Big Bang. sa valeur réelle est 2,726 K. Ce rayonnement extrêmement décalé vers le rouge a été émis au tout début de l'univers, avant même l'existence de toute étoile ou de toute galaxie.
Voir X (rayonnement)
Décalage relatif noté z d'une raie spectrale d'un objet céleste vers le rouge dû à sa vitesse de fuite (effet Doppler) Dans la théorie du Big Bang, cette vitesse de fuite est l'une des conséquences de l'expansion de l'univers et est proportionnelle à l'éloignement de l'objet observé. La mesure directe sur le spectre électromagnétique du décalage de la longueur d'onde (
) permet de déduire la vitesse de fuite de l'objet à partir de la relation relativiste :
soit :
Or la vitesse de fuite est proportionnelle à la distance d'après la loi de Hubble "v = H0d" où H0 est la constante de Hubble et d la distance.
On en déduit donc la distance.
Par suite, plus le redshift d'un objet est élevé, plus celui-ci est loin de nous. Comme la lumière se déplace à une vitesse finie, voir loin dans l'espace signifie donc observer dans le passé. Mais en raison de l'imprécision sur H0, cette méthode n'est valable que pour les objets les plus lointains.Il existe une autre forme de redshift, appelé redshift gravitationnel, qui est provoqué par la présence d'un champ de gravitation à l'endroit de la source du rayonnement.
Les équations de la relativité impliquent une modification du temps au voisinage d'une masse : plus le champ gravitationnel est intense, plus le temps ralentit. Ainsi, pour un observateur extérieur, une horloge se mettrait-elle à ralentir à l'approche d'un champ gravitationnel tel que celui engendré par une étoile à neutrons ou un trou noir. Ceci a pour conséquence de ralentir la fréquence d'une onde émise et par suite d'augmenter sa longueur d'onde. Le spectre d'émission est donc décalé vers les grandes longueurs d'onde. Ce décalage est appelé redshift gravitationnel.
Synonyme de télescope
Déviation de la lumière sur une surface réfléchissante.
Synonyme de lunette astronomique.
Déviation subie par les rayons lumineux lorsqu'ils traversent un corps transparent.
C'est ce phénomène qui explique pourquoi un bâton plongé dans de l'eau semble cassé au niveau de la surface. La réfraction atmosphérique fait paraître un astre plus haut qu'il n'est en réalité.
1) Parcours d'un corps céleste autour de l'astre central. Par extension, durée de ce parcours (= période de révolution = année du corps). L'année terrestre vaut sensiblement 365 jours terrestres, l'année martienne vaut près de 687 jours terrestres.
2) Révolution sidérale : temps mis par un astre pour revenir dans la même position par rapport à une étoile.
3) Révolution synodique : temps mis par un satellite pour revenir dans la même direction par rapport au Soleil. S'utilise surtout pour la Lune (voir Lunaison).
Mouvement d'un astre qui tourne sur lui-même autour d'un axe fictif qui est l'axe des pôles. Par extension, durée de ce mouvement (= temps de rotation = jour du corps). Le jour terrestre vaut sensiblement 24 heures.
1) Période pendant laquelle les grandes tendances de la climatologie en un lieu donné sont assez homogènes. On distingue 4 saisons climatiques différentes : le Printemps, l'Eté, l'Automne et l'Hiver. Ces saisons sont inversées dans l'hémisphère austral. En pratique, les météorologues définissent le début des saisons au premier du mois de la saison astronomique. Il faut remarquer que distinguer 4 saisons climatiques n'a vraiment de sens que dans les zones tempérées.
2) Période pendant laquelle la variation de l'activité solaire (déplacement, luminosité, chaleur, hauteur du Soleil lors de son passage au méridien...) a des caractères semblables. Ces considérations impliquent de définir les saisons de manière astronomique, en particulier en utilisant le point vernal pour préciser le début du printemps (voir aussi écliptique, précession des équinoxes...). Ces saisons ainsi définies ont alors un caractère universel quel que soit le lieu considéré. Il y a donc 4 saisons astronomiques qui portent le même nom que les saisons climatiques de l'hémisphère nord.
3) Le mouvement de précession des équinoxes entraîne un déplacement de la ligne des équinoxes qui se conjugue avec celui de la précession climatique. Ceci, en vertu de la deuxième loi de Képler influe sur la durée des saisons
4) Les saisons n'étaient qu'au nombre de 3 dans l'Antiquité et représentées par 3 déesses "les Horai", filles de Zeus et de Themis : Printemps - Eté et Hiver. (voir aussi Heure).
1) Sixième jour de la semaine dans le calendrier légal.
2) A l'encontre d'autres langues, ce jour, dans la langue française, ne se rapporte pas à Saturne "Saturni dies" le jour de Saturne ("Saturday" en anglais) mais au jour du sabbat "Sabbati dies" d'origine judéo-chrétienne. En particulier, le samedi est toujours consacré à Dieu dans la liturgie juive. Chez les Chaldéens, ce jour était consacré à Ea (Saturne), génie qui envoyait aux hommes la paresse du corps et de l'esprit, il devint donc jour de repos, parfois jour de jeûne et de pénitence, parfois jour de fête.
1) Corps céleste en orbite autour d'une planète. La Lune est l'unique satellite de la Terre.
2) Engin artificiel lancé depuis la Terre et en orbite autour de celle-ci ou d'une autre planète. Certains sont dits géostationnaires lorsqu'ils apparaissent immobiles par rapport à un point de la surface terrestre.
3) Le terme satellite est aussi utilisé pour qualifier la deuxième composante d'une étoile binaire.
1)
Sixième planète du Système Solaire à partir du Soleil, planète géante gazeuse connue pour ses anneaux qui en font une merveille du ciel.
2) Caractéristiques principales :
- Distance moyenne au Soleil : 1 429,4 millions de km (9,54 ua),
- Rayon moyen : 58 232 km / équateur : 60 268 km / polaire : 54 364 km,
- Masse : 5,68x1026 kg,
- Révolution : 10759,2 j (29,46 ans),
- Rotation : 10,65622 h,
- Excentricité orbitale : 0,056,
- Inclinaison de l'orbite : 2,49°,
- Inclinaison de l'axe polaire : 26,7°,
- Densité moyenne 690 kg/m3,
- Albédo : 0,45,
- Atmosphère : Hydrogène : 97 % Hélium : 3 % Méthane : 0,05 %, vents jusqu'à 1 800 km/h dans le sens Est-ouest
- Température de surface : moyenne -138°C (135 °K),
- Satellites : 30 recensés dont Titan découvert par Huygens en 1655, Rhéa, Téthys et Dioné découverts par Cassini en 1672 (Rhéa) et 1684 pour les deux autres, Pan, Atlas, Prométhée, Pandore, Epiméthée, Janus, Mimas, Encelade; Calypso, Télesto, Hélène, Tita, Hypérion, Japet, Phoeb,
- Vitesse de libération : 35 570 m/s.
3) Les anneaux spectaculaires de Saturne ont été observés la première fois par Galilée avec la lunette qu'il s'était fabriqué. Formant une protubérance, Galilée pensait que ceux-ci étaient des satellites mais deux ans plus tard, ils avaient disparu. C'est Christian Huygens qui, en 1655, les interpréta correctement. Situés dans le plan équatorial de la planète, les anneaux sont vus par la tranche tous les 15,75 ans et deviennent ainsi invisibles. En 1675, Jean-Domique Cassini observa la division sombre qui porte son nom. En 1785, Pierre-Simon de Laplace démontra que les anneaux ne pouvaient être d'un seul bloc, sinon le champ de gravitation de la planète les aurait détruits. La sonde Pioneer 11 découvrit un anneau supplémentaire en 1979 puis en novembre 1980 Voyager 1 et Voyager 2 en août 1981 complétèrent les informations sur les anneaux. Ils s'étendent jusqu'à 300 000 km du centre de la planète et sont épais de quelques centaines de mètres. On dénombre 7 anneaux principaux notés A, B, C, D, E, F et G inclinés de 27° par rapport à l'écliptique.
4) Saturne est le Cronos grec, fils d'Uranus et de Gaïa ainsi que le père de Zeus. Dans la mythologie romaine, Saturne est le Dieu de l'agriculture. Chez les Grecs, Cronos était à la fois cruel et bénéfique. Saturne est connue depuis le début de l'humanité. Cette planète était considérée comme maléfique par les Chaldéens.
1) Unité fondamentale de mesure du Temps du Système International (la seconde représentée par la lettre s minuscule est la durée de 9 192 631 770 périodes de la radiation correspondant à la transition entre les deux niveaux hyperfins de l'état fondamental de l'atome de césium 133 - 13ème Convention Générale des Poids et Mesures 1967). La précision obtenue est de l'ordre d'une seconde par 100 millions d'années. Le temps mesuré par cette seconde est le temps légal atomique (temps UTC "Unité de Temps Césium). On utilise couramment la minute (min) égale à 60 s et l'heure qui vaut 3600 s soit 60 min. Le jour solaire moyen a une durée de 86 400 secondes.
2) La seconde naturelle (UT1) définie par la 86 400ème partie de l'intervalle de temps entre deux passages du Soleil au méridien origine, n'est pas constante en raison de perturbations dans les mouvements de la Terre. Le temps ainsi mesuré et non corrigé atteindrait un retard de 32 s sur UTC en 30 ans.
3) Seconde intercalaire : seconde ajoutée ou retranchée au décompte du temps (Voir Terre 3) Mouvements).
4) Sous-multiple du degré angulaire. La seconde d'angle notée '' est la 3600ème partie du degré. 1° = 3600".
5) La seconde (s) est aussi la mesure angulaire d'un arc parcouru en 1 s (de temps) par un corps en mouvement circulaire uniforme lorsque la révolution complète est faite en 86400 secondes. On a donc la correspondance suivante : 1s d'arc = 15 ", 1min d'arc = 15', 1 h d'arc = 15° et 1° = 4 min (d'arc). Ces unités sont utilisées pour définir la position d'un astre (ascension droite).
Entrées connexes : Degré, heure, jour, minute, semaine, Système international, temps, Terre.
1) Planétoïde découvert aux confins du Système solaire, à 13 milliards de kilomètre de la Terre, découvert le 14 novembre 2003 grâce au télescope Samuel Oschin de l'observatoire Paloma près de San Diego (Californie). C'est un planétoïde d'une couleur rougâtre qui tourne très lentement autour de lui-même : sa période de rotation est de quarante jours. Son orbite autour du soleil, extrêmement elliptique, dure 10 500 ans. Il est si distant du soleil que sa température ne dépasse pas –240 degrés Celcius. Il s'agit du plus gros objet découvert dans le système solaire depuis Quaoar, en 2002. Dans les jours qui ont suivi, des télescopes au Chili, en Espagne, dans l'Arizona et à Hawaï ont confirmé la découverte. Avec un diamètre compris entre 1300 et 1800 km, sa taille équivaut à peu près à la moitié de la Lune.
2) L'objet baptisé Sedna, du nom de la déesse inuit génitrice des créatures de l'Arctique, est trop gros pour être classé parmi les astéroïdes mais trop petit pour que les astronomes lui confèrent le statut de planète.
Notons que ce nom ne sera officialisé que lorsque l'UAI l'aura ratifié. Sa seule désignation officielle est 2003VB12.
1) Durée de 7 jours qui correspond à peu près à une phase lunaire.
2) D'après les recommandations de l'Organisation Internationale de Standardisation (ISO), le premier jour de la semaine est le Lundi.
3) La numérotation des semaines est standardisée depuis 976. La première semaine est celle qui contient le 1erJeudi de l'année. Les semaines sont donc numérotées de 1 à 52. Mais il peut exister une 53ème semaine si l'année commence un Jeudi ou un Mercredi lorsqu'elle est bissextile. En particulier, si l'année se termine par exemple un Lundi, la semaine correspondante porte le numéro 1 et est considérée appartenir à l'année suivante. Ceci rejoint la notion de mois légal de 30 jours fixes.
4) Le nombre 5 des planètes connues depuis l'Antiquité ajouté au nombre 2 des deux astres du jour et de la nuit donne 7. C'est cette concordance avec la durée d'une phase lunaire qui a déterminé les Chaldéo-Assyriens et les Egyptiens à donner le nom des astres aux différents jours de la semaine. Or, si on se réfère à l'ordre supposé de ces astres depuis la Terre, on obtient Lune, Mercure, Vénus, Soleil, Mars, Jupiter et Saturne, ce qui ne correspond pas à l'ordre ancien des jours du dimanche au samedi. Cet ordre correspondrait à l'importance des astres. D'abord les 2 plus importants, le Soleil et la Lune furent placés en tête, puis vient Mars qui semble le plus proche du Soleil, Mercure la plus voisine de la Lune, Jupiter le plus proche du Soleil après Mars, Vénus voisine de la Lune après Mercure et enfin le dernier Saturne. Outre la concordance avec la durée d'une phase lunaire (cf 1 supra), la période de 7 jours se retrouve notamment dans les 2 récits de la Création (récit yahviste, le plus ancien (vers 950 av. J.C.) et le récit sacerdotal (entre 587 et 538)) de l'Ancien Testament (Gen 1, 2). Les Juifs puis les Chrétiens (code théodosien en 438) firent donc de cette période une durée symbolique.
5) L'origine du mot Semaine est "sameine" (vers 1050) du latin "septimana" lui-même tiré de "septem" relatif au nombre 7.
1) Septembre est le dixième mois de l'année. Il comporte 30 jours.
2) Septembre tire son non nom de "septem ab imbre", septième mois après les neiges, qui donna le latin "september" que l'on retrouve tel quel en Anglais.
1) Seti est l'acronyme de Search for Extra-Terrestrial Intelligence (Recherche d'intelligence extra-terrestre). Le programme Seti suppose donc l'existence d'une vie extra-terrestre. Existant depuis une quarantaine d'années, ce programme connaît depuis la découverte de planètes extra-solaires un regain d'intérêt dont la manifestation la plus évidente est la construction de l'interféromètre ATA (Allen Telescope Array) riche de 350 paraboles de 6 m de diamètre à Har Creek en Californie.
2) Recherchant un peu au hasard d'éventuels signaux émis par des civilisations extra-terrestres (entre autres depuis des amas globulaires), les astrophysiciens ont affiné leur méthode de prospection. Les connaissances accumulées sur les évolutions stellaires et sur la formation des planètes permettent d'éliminer de nombreuses étoiles de la liste des candidates possibles. Plus précisémment, en tenant compte de la durée de voyage des signaux émis, du temps supposé pour qu'une intelligence puisse se développer et soit capable de communiquer, de la vie d'une étoile des conditions sont requises :
- Etoile ni trop jeune (au moins 3 milliards d'années), ni trop vieille, ce qui élimine les étoiles massives (durée de vie trop courte).
- Etoile n'ayant ni rotation rapide, ni émissions nocives de radiations X.
- Etoile "calme" non pulsante, et non éruptive ou cataclysmique. Les étoiles variables ne doivent pas avoir un éclat qui varie de plus de 3% pour éviter des changements trop importants de température. Cette condition élimine donc un certain nombre d'étoiles doubles.
- Abondance d'éléments lourds de type fer, carbone, oxygène dont la présence est nécessaire à la formation d'une planète de type tellurique (ce qui exclut les amas globulaires pauvres en éléments lourds).
- Le dévellopement d'une intelligence assez proche de la notre pour être compréhensible nécessite la présence d'eau sous forme liquide sur la planète. Celle-ci ne doit donc être ni trop proche de son étoile (sinon l'eau s'évapore), ni trop éloignée (l'eau se fige en glace). Autour de chaque étoile est donc définie une "zone habitable" relativement mince qui est fonction de la taille de l'étoile et dont la température moyenne oscille entre 0°C et 100° pendant une durée d'au moins un milliard d'années.
3) Par ailleurs, différentes simulations effectuées montrent qu'une planète tellurique qui vient de naître dans une zone habitable est sèche. Pour qu'elle soit ensuite recouverte par des océans, il faut qu'elle puisse se ravitailler en eau. Or cette eau ne peut se trouver qu'après la limite des glaces donc hors de portée de la planète. Une action perturbatrice doit alors exister pour que la planète puisse être bombardée par de gros glaçons. Ceci nécessite donc la présence d'une géante gazeuse dont la forte gravité permet d'expédier des cailloux glacés sur la planète. L'eau ainsi recueillie ne doit pas s'évaporer par effet de serre. L'atmosphère doit donc être suffisamment épaisse sans être trop dense pour que les rayons solaires puissent maintenir la surface à une température correcte. La planète pour garder son atmosphère a obligatoirement une masse suffisante.
5) Enfin, une dernière condition apparaît. L'orbite de la planète doit être stable avec une excentricité assez faible pour qu'il n'y ait pas trop de perturbations dans les saisons et climats de la planète.
Entrées connexes : Atmosphère, étoile, planète, Terre, saison, système planétaire, système solaire,
1) Harlow Shapley astronome américain né le 2 Novembre 1885 à Missouri. Après des études à l' Université du Missouri puis à Princeton, il rejoint l'observatoire du Mont Wilson en Californie. En 1918, il calcule le premier la vraie taille de la Galaxie en étudiant les amas globulaires, et en localise le centre. En 1920, il est nommé Directeur de l'Observatoire du Collège de Harvard. Dès 1925, il étudie la répartition des galaxies dans le ciel et découvre l'existence de superamas (qu'il nomme nuages de galaxies), bien qu'il ne remarque pas la présence de vides entre eux. Il découvre aussi en 1938 les galaxies naines du Sculpteur et du Fourneau. Shapley meurt à l'âge de 86 ans, le 20 Octobre 1972.
2) Concentration de Shapley. A la distance de 650 millions d'années lumière, on trouve une concentration massive de grands amas galactiques - c'est le superamas de Shapley remarqué pour la première fois par Harlow Shapley en 1930.
Durée de 100 ans
La première année d'un siècle est l'année xy01, x et y représentant chacun l'un des chiffres. Ainsi 1901 est la première année du vingtième siècle et 2001 celle du vingt et unième siècle (voir ici pour plus de détails).
Une singularité est une particularité intervenant en un point (dit singulier) d'une courbe où certaines quantités deviennent infinies. Cette notion intervient aussi en physique et en cosmologie (Voir Big Bang et Trou noir 2).
1) Agé de 4,5 milliards d'années, né de l'effondrement d'un nuage moléculaire, le Soleil est une étoile banale (type G2V : naine jaune) de la Voie Lactée autour de laquelle tourne la Terre. Le Soleil et son cortège de planètes se déplacent dans la Voie Lactée avec une vitesse de translation de 20 km/s vers l'Apex, un point de la constellation d'Hercule, proche de Véga.
2) Le Soleil est une boule de gaz immense (696 000 km de rayon : 109 fois celui de la Terre), de masse 2x1030 kg (333 000 fois la Terre) soit 99,8% du Système Solaire, qui "brûle" chaque seconde 633 millions de tonnes d'hydrogène et les transforme en 628 millions de tonnes d'hélium, les 5 millions de tonnes manquantes sont transformées en énergie qui rayonne dans l'espace. Seule une infime partie est reçue par la Terre sous forme de chaleur.
Couches intérieures : Au centre, le Soleil est constitué d'un noyau (quart du rayon solaire) où ont lieu les réactions nucléaires, puis une zone radiative dense et opaque s'étend jusqu'aux 7 dixièmes du rayon, enfin s'étend une zone convective très opaque. Lorsqu'un photon est émis au centre, il mettra 1 à 2 millions d'années à atteindre la "surface" alors qu'il ne lui suffit que de 8 minutes pour nous atteindre. Si la température au centre est de l'ordre de 15 millions de Kelvin, la température de "surface" est d'environ 5800 K.
Couches extérieures : Ce sont les seules que l'on puisse observer. La surface visible appelée photosphère est surmontée de 2 couches - la chromosphère et la couronne séparées par une zone de transition - dont les températures vont de 4000 K à 10 000 K. La chromosphère et la couronne sont visibles lors d'une éclipse totale de Soleil.
Durée de vie : Malgré l'énorme transformation de gaz en hélium chaque seconde, le Soleil n'en est encore qu'à sa moitié de vie avant de devenir une géante rouge.
En effet, il est possible de mesurer l'énergie reçue hors atmosphère sur une surface de 1 m², elle est d'environ 1kW soit 1000 Watts.
Sur la surface de la sphère centrée sur le Soleil et de rayon R = 1 ua, on a donc reçue E = 4piR² W soit environ E = 2,8x1026 W.
Or la relation d'Einstein E = mc² (m la masse et c la vitesse de la lumière) permet d'en déduire la masse ainsi dématérialisée en 1s : m = E/c² soit m = 2,8x1026/300000²3,1x109 kg (plus de 3 millions de tonnes).
Mais pour des raisons de température, dans une étoile, la masse totale d'hydrogène convertissable en énergie est 0,007x0,12x0,75 masse de l'étoile, soit pour le Soleil : 0,007x0,12x0,75x2x1030 kg = 1,3x1027 kg.
Comme en une seconde, il transforme en énergie 3,1x109 kg, sa durée de vie est donc : 1,3x1027 / 3,1x109 = 4,2x1017 s soit 10 milliards d'années.Fin de vie : Dans environ 4 milliards d'années, le Soleil aura brûlé la presque totalité de son hydrogène. Les forces de gravité ne sont plus équilibrées par la pression (voir étoile 3), le cur du soleil se contracte et les couches externes se dilatent. La température de surface baisse donnant au Soleil une belle couleur orangée. Le soleil est devenu une géante rouge deux fois plus brillante et dont le diamètre est dix fois celui actuel. A ce stade, son enveloppe extérieure, ayant démesurément gonflé, aura avalée Mercure et détruit toute vie sur Terre. Mais auparavant son rayonnement de plus en plus intense au fur et à mesure de la consommation de son combustible sera tel que la température à la surface de la Terre la rendra invivable.
Mort du Soleil : Dans 7 milliards d'années, il ne reste plus d'hydrogène qu' à la périphérie du noyau. Le Soleil s'emballe et en expulsant ses couches les plus externes, il grossit démesurément jusqu'à atteindre un rayon de 168 millions de kilomètres en avalant au passage Vénus et probablement la Terre En l'espace de 60 millions d'années, il ne lui reste plus d'hydrogène, tout a été transformé en hélium et il doit très vite changer de carburant. L'hélium est utilisé et est transformé en oxygène et carbone. Ce nouveau régime le fait maigrir, son rayon ne mesure plus qu'une dizaine de millions de kilomètres. Mais quelques 100 millions d'années plus tard, il se met à nouveau à gonfler (rayon 350 millions de kilomètres) et épuise son hélium. A ce stade, nouveau changement de régime, le Soleil ne disposant plus que du carbone et de l'oxygène, "sous alimenté", il s'effondre brusquement sous l'action des forces de gravité et devient une naine blanche dont la densité est de l'ordre d'une tonne par centimètre cube. Brillant faiblement d'une lueur ultraviolette, il éclairera le gaz éjecté en formant une belle nébuleuse planétaire pendant 100 000 ans puis quelques milliards d'années après il s'éteindra définitivement pour devenir une naine noire.
3) Depuis la découverte de planètes extra-solaires, le nom commun soleil est attribué à l'étoile centrale d'un système planétaire.
Entrées connexes : Apex, classification spectrale, étoile, géante rouge, naine blanche, naine noire, nébuleuse, planète, système solaire, Voie lactée.
Moment de l'année où la déclinaison du Soleil est extrémale. Il y deux solstices :
Surface d'une boule
1)
Sphère imaginaire de très grand rayon dont l'axe de rotation est l'axe du monde et le centre est la Terre. Sur cette sphère, sont privilégiés certains grands cercles : équateur céleste, méridiens, écliptique...
2) Sphère céleste locale : sphère céleste dont le centre est l'observateur (compte tenu des très grandes distances, on identifie la sphère locale avec la sphère céleste).
Etat apparent d'un astre naturel ou artificiel qui semble immobile par rapport à un point.
Regroupement d'amas locaux de galaxies de structure aplatie. Deux superamas relativement proches sont l'amas de Coma dans la Chevelure de Bérénice (Coma Berenices) et Perseus-Pisces.
L'amas local qui contient notre Galaxie est situé à la périphérie d'un superamas local d'un diamètre de 130 millions d'années-lumière dont le centre contient Virgo, l'amas de la Vierge riche de 200 à 300 galaxies. Constitué de 50 amas, le superamas local se déplace vers le Grand Attracteur.
1) Supernova de type Ia : explosion d'une naine blanche qui a atteint 1,4 masse solaire dans un système binaire en arrachant de la matière à l'autre étoile par attraction gravitationnelle.
2) Supernova de type Ib : fin de la vie d'une étoile supergéante qui a déjà expulsé ses couches externes sous l'effet de vents stellaires violents.
3) Supernova de type II : explosion de certaines étoiles massives (entre 1,4 et 3 masses solaires) avant de devenir étoiles à neutrons ou trous noirs. La plus grosse partie de la masse éjectée devient une nébuleuse (vestige ou rémanent de supernova). L'énergie ainsi libérée (équivalente à plusieurs milliards de Soleils) rend l'étoile très visible même parfois en plein jour (cas de l'étoile qui a donné naissance à M1 la Nébuleuse du Crabe en 1054).
4) Le mot provient du latin "stella nova" (étoile nouvelle), titre de l'ouvrage écrit par l'astronome danois Johannes Kepler qui y compila ses observations faites en décembre 1572 et en 1573 d'une "nouvelle étoile" plus brillante que Jupiter. Le pluriel de supernova est supernovæ.
Le Système International (SI) est l'ensemble des unités fondamentales de mesure reconnues dans le monde scientifique. On y trouve le mètre (m), le kilogramme (kg), la seconde (s) etc.
Ensemble des astres (planètes, astéroïdes, comètes...) tournant autour d'une étoile centrale. Pour chaque système planétaire, on définit 3 zones :
- Une zone péri-stellaire chaude
- Une zone habitable dont la température est comprise entre 0 et 100°C
- Une zone froide où se situent des réserves d'eau sous forme de glace.
Les distances limites de ces zones sont fonctions du diamètre de l'étoile..
Pour le Système solaire, la zone chaude s'étend jusqu'à 0,8 U.a (un peu au-delà de l'orbite de Vénus), la zone habitable s'étend de 0,8 U.a. jusqu'à 2 U.a Elle englobe donc l'orbite de la Terre et celle de Mars. La limite des glaces se situe à environ 2,5 U.a. (ceinture d'astéroïdes)
1) Ensemble des planètes (et de leurs satellites), des astéroïdes en orbite autour du Soleil ainsi que de nombreux autres objets (comètes, météores...). Le Système Solaire comprend 9 planètes principales qui sont dans l'ordre en partant du Soleil : Mercure, Vénus, la Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune et Pluton. Parmi les astéroïdes, sont incluses les petites planètes comme Cérès ou Vesta.
2) Les régions du Système Solaire au-delà de l'orbite d'Uranus, jusqu'à 100 u.a., recèleraient de vastes noyaux de matière qui seraient source à comètes, ces régions forment la Ceinture de Kuiper. Parmi les objets de la Ceinture de Kuiper, de nombreux astéroïdes appartiennent à la famille des planétoïdes. Le plus gros serait actuellement Quaoar découvert en octobre 2002.
3) De même, a une distance de l'ordre de 20 000 à 150 000 u.a. se trouverait un vaste réservoir à comètes, vestige des premiers temps du Système Solaire. Ce réservoir estimé à 100 millions de comètes est appelé le Nuage de Oort.
4) Le Système solaire défini ci-dessus a un diamètre d'environ 6 milliards de km (1/2 jour-lumière) et se situe à environ 25 000 a.l. du centre de la Galaxie.
5) Par extension, on attribue les termes de système solaire à l'ensemble des planètes tournant autour d'une étoile, celle-ci comprise.
Entrées connexes : Année de lumière, astéroïdes, bulbe galactique, ceinture d'astéroïdes, ceinture de Kuiper, comète, étoile, galaxie, géocroiseur, nuage de Oort, nuage moléculaire, planète, planétoïde, soleil, temps-lumière, Voie lactée,
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