GLOSSAIRE - T à Z
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Instrument d'observation astronomique dont la partie optique principale (l'objectif) est constitué d'un miroir. "Simple" à fabriquer, c'est l'instrument privilégié des amateurs et des observatoires car il peut atteindre de très grands diamètres (10 m).
A noter que dans la littérature anglo-saxonne, un télescope peut être aussi une lunette astronomique.
Tellurique
Voir Planète 5)
1) Succession d'"instants" qui se déroule de manière continue. Cette notion est indissociable de l'univers et fait référence de manière sous-jacente à son commencement voire à sa création si on veut lui définir une origine.
2) Mesure de la durée qui sépare deux instants. Cette notion est l'une des plus difficile de physique moderne. L'unité légale de temps est la seconde SI.
3) Le temps chronologique intervient comme dimension supplémentaire dans les théories physiques modernes depuis les travaux de Lorentz et surtout d'Einstein. Dans la physique "classique" (Galilée-Newton), le temps a un caractère absolu, il est le même pour tout observateur. En revanche, depuis les travaux de Lorentz et d'Einstein, le temps a un caractère relatif qui dépend du mouvement de l'observateur, ainsi que l'expérience des deux horloges atomiques synchronisées, l'une à terre, l'autre en vol supersonique à bord du Concorde, l'a corroboré (celle en vol en retard sur l'autre).
Le temps, lié à l'espace, est une composante essentielle de l'univers.
Inverse de la constante de Hubble, il donne la limite supérieure de l'âge de l'Univers. L'âge réel de l'univers est donné par T =
(t0)/H où
est une fonction inférieure à 1 et t0 l'instant actuel. La principale difficulté de cette formule est la détermination de la fonction
.
Entrées connexes : Constante cosmologique, constante de Hubble, paramètres cosmologiques, univers.
Temps mis par la lumière émise ou réfléchie par un corps céleste pour atteindre l'observateur placé sur la Terre. Ce temps peut être considéré comme constant pour une étoile donnée mais non pour un objet du système solaire. Le temps lumière de la Lune est en moyenne d'un peu plus d'une seconde et celui du Soleil est proche de 8 minutes.
Limite variable entre la partie éclairée et la partie non éclairée de la Lune lorsqu'elle n'est pas Pleine.
1) La Terre est la troisième planète du Système Solaire. Elle est de type tellurique, en forme de sphère aplatie (géoïde) aux pôles. Elle parcourt son orbite en 365,256 jours. L'orbite de la Terre a une excentricité faible, l'ellipse est très proche du cercle. La Terre fait une rotation complète en un peu moins de 24 heures
2) Caractéristiques principales :
- Distance moyenne au Soleil : 149,6 millions de km (1 ua),
- Rayon moyen : 6371 km, polaire :6356,75 km, équateur : 6378.14 km,
- Dimension du noyau 6 970 km,
- Masse : 5,9736x1024 kg (environ 6 suivi de 24 zéros),
- Force de gravité : 9,78 m/s2,
- Révolution : 365j 6 h 9,5 s (1 an),
- Rotation : 23,934 471 h (23 h 56 min 4,09s) (1jour),
- Excentricité : 0,017,
- Inclinaison de l'orbite 0°,
- Inclinaison de l'axe polaire : 23,44 degrés,
- Densité moyenne : 5520 kg/m3,
- Albédo : 0,67,
- Atmosphère : Azote (75,5 %), oxygène (23,1 %), argon (1,3 %), dioxyde de carbone (0,03 %),. vitesse des vents : de 0 à 100 m/s,
- Hauteur de l'atmosphère : 8,5 km,
- Pression de l'atmosphère : 1014 millibars,
- Température : moyenne 22°C (295°K)
- Satellite : 1 (la Lune),
- Vitesse orbitale moyenne : 29,79 km/s.
- Vitesse de libération : 11 186 m/s,
3) Structure : L'étude des ondes sismiques à travers le globe terrestre permet de reconstituer sa structure. Au centre, se trouve une masse solide de 1 250 km de rayon appelée la graine et constituée de nickel et de fer. La graine est recouverte par le noyau, une enveloppe fluide de nickel et de fer d'une épaisseur de 2 220 km, puis une enveloppe solide siliceuse, le manteau, de 2900 km d'épaisseur est enfin recouverte d'une fine croûte superficielle (basalte, granite, roches métamorphiques, sédiments) de 3 à 6 km sous les océans et d'une trentaine de kilomètres sous les continents.
Le noyau métallique fluide, qui se comporte comme une barre aimantée inclinée de 11,4° par rapport à l'axe géographique et dont le centre est à 400 km du centre terrestre vers l'océan Pacifique, est responsable du champ magnétique terrestre.
Enfin deux couches fluides sont à prendre en compte :
- les mers et les océans qui couvrent 71% de la surface
- l'atmosphère
car elles jouent un rôle important dans la régulation des climats et la température et aussi dans la période de rotation de la planète qui influe sur la durée du jour.
4) Mouvements : La Terre est animée de différents mouvements dont les principaux sont
- un mouvement de révolution autour du Soleil qui lui fait décrire une orbite elliptique
- un mouvement de rotation sur elle-même
- des mouvements d'oscillations autour de son axe de rotation qui se décomposent en
- une partie linéaire : la précession
- une partie périodique : la nutation
- des mouvements des masses solides et liquides qui la déforment et qui sont dues aux forces de pesanteur et de gravitation où interviennent la Lune et le Soleil. Ces mouvements sont appelés mouvements de marée et soulèvent 2 fois par jour chaque point de la surface (une quarantaine de centimètres pour la France).
Notons qu'un mouvement irrégulier, imprévisible et encore mal expliqué, déplace l'axe Nord - Sud (donc le pôle Nord géographique) d'environ 0,5". Ces différents mouvements induisent des perturbations dans la durée du jour. La Terre tourne de plus en plus lentement et le jour augmente en moyenne de 2,4 millisecondes par siècle malgré les perturbations ponctuelles (le phénomène climatique El Niño raccourcit cette durée d'une milliseconde), ce qui oblige à réactualiser régulièrement les horloges de référence.
5) Avenir probable de la Terre : Dans 400 millions d'années, le rayonnement du Soleil (voir mort du Soleil) sera tel que la Terre va se réchauffer inexorablement (20° à 25° en moyenne) en faisant chuter dramatiquement le taux de CO2 dans l'atmosphère (150 ppm) obligeant la vie végétative et animale à s'adapter ou à disparaître. En effet, le CO2 est nécessaire à l'activité biologique en intervenant dans la photosynthèse. Dans 1 milliard à 1,5 milliard d'années, la température moyenne à la surface de la Terre atteint les 100°C, toute vie a disparu, l'eau s'est évaporée et la vapeur d'eau contenue dans l'atmosphère va être dissociée par le rayonnement solaire, l'hydrogène se disperse dans l'espace. Dans 2,5 milliards d'années, le volcanisme éjecte toujours du CO2 piégeant le rayonnement infrarouge. La Terre ressemble alors à sa sœur Vénus. Puis en raison de la perte de masse occasionnée par l'expulsion des couches solaires externes lors du gonflement du Soleil en fin de vie, la Terre (ainsi que Mars) subissant une attraction gravitationnelle plus faible, voit reculer son orbite mettant la planètes hors de danger bien que mal en point. A moins que la Terre ne finisse par tomber en spirale sur son étoile avant d'être engloutie.
1) Des noms du mathématicien Allemand Titius et de l'astronome Bode, formule mathématique qui donne approximativement les distances relatives des planètes au Soleil, la distance Terre -Soleil étant prise comme unité :
d = 0,4 + 0,3x2n
(on pose n = -pour Mercure, 0 pour Vénus, 1 pour la Terre, 2 pour Mars puis 4 pour Jupiter etc.).
2) On peut remarquer le saut de 2 unités entre Mars et Jupiter; le 3 absent correspond approximativement à la Ceinture d'astéroïdes.
3) Cette suite arithmético-géométique, remarquablement exacte pour les planètes jusqu'à Uranus (Neptune et Pluton ne la vérifient pas), a conduit à rechercher une hypothétique planète située entre l'orbite de Mars et celle de Jupiter (en effet pour n = 3, on obtient d = 2,8 u.a.). Elle a donc joué un rôle considérable dans la découverte de la Ceinture d'astéroïdes.
4) Cette loi empirique semble confirmée par la découverte des planètes extrasolaires. Elle conduit les chercheurs à s'interroger sur les raisons de la formation des planètes à des distances de leur étoile qui suivent approximativement cette progression.
Entrées connexes : Ceinture d'astéroïdes; orbite; planète; Terre; Soleil;
Branche des mathématiques qui intervient dans de nombreux domaines (en particulier en Analyse et en Géométrie). La topologie étudie les objets du point de vue de leur forme et surtout de leurs trous. Deux objets sont topologiquement équivalents si on peut passer de l'un à l'autre par une déformation continue (sans déchirure). Ainsi, un ballon de football et un ballon de rugby sont topologiquement équivalents mais ils ne sont pas équivalents à une chambre à air (un tore).
Solide engendré par un disque tournant autour d'un axe ne le rencontrant pas. (Voir aussi Anneau)
Passage de Mercure ou de Vénus devant le disque solaire. Ces passages sont des phénomènes rares. Le dernier transit de Mercure a eu lieu le 15 novembre 1999 et le prochain sera le 7 mai 2003. Celui de Vénus se produira le 8 juin 2004.
Parallèle de la Terre situé dans chaque hémisphère à 23° 27'. Ce sont les latitudes extrêmes, pour lesquelles, en chaque point de ces parallèles, le Soleil passe au moins une fois par an au zénith du lieu.
- Dans l'hémisphère Nord, le tropique du Cancer est le lieu des points terrestres où le Soleil passe au zénith à midi lors du solstice d'Eté.
- Dans l'hémisphère Sud, le tropique du Capricorne est le lieu des points terrestres où le Soleil passe au zénith à midi lors du solstice d'Hiver.
Voir Pont d'Einstein-Rosen,
Voir Pont d'Einstein-Rosen,
Terme inventé par le physicien J.A. Wheeler pour indiquer ce qu'il reste d'une étoile, si elle est suffisamment massive, quand se produit la phase de son écroulement gravitationnel. L'hypothèse de l'existence de tels objets massifs avait déjà été émise, en 1796, par le mathématicien et physicien français Pierre Simon de Laplace et le physicien britannique John Michell.
A partir des équations de la Relativité généralisée, l'astronome allemand Schwarzschild a résolu le premier en 1916 les équations lorsqu'une masse statique est dans un espace vide de matière. Il a considéré le cas où la vitesse de libération de l'astre doit être égale à celle de la lumière. L'objet qui correspond à ces critères devient alors invisible (la vitesse de la lumière ne pouvant être dépassée), on obtient un trou noir. Les travaux ultérieurs (Kerr avec une masse en rotation, Reissner-Nordstrøm avec une masse chargée électriquement, Penrose, Luminet...) ont permis d'affiner le modèle et d'aboutir à 3 types de trous noirs confortés de plus en plus par les observations.
- 1) Trou noir dû à l'effondrement ultime d'une étoile très massive
(plus de 8 fois celle du Soleil).
- 2) Trou noir massif dans les noyaux galactiques.
- 3) Micro-trou noir ou trou noir primordial.
1) Lorsque la masse d'une étoile à neutrons augmente tandis que son diamètre diminue, il arrive un moment appelé limite d'Oppenheimer-Volkoff où la vitesse de libération de l'étoile est égale à celle de la lumière. Celle-ci se trouve piégée par l'étoile qui ne peut plus être visible. On obtient un trou noir. La frontière entre l'intérieur (invisible) et l'extérieur (visible) du trou noir est l'horizon des événements. Son aire est proportionnelle à la masse du trou noir et donc permet de définir son rayon dit de Schwarzschild (3 km pour une masse équivalente à celle du soleil). Au cur du trou noir existe une singularité qui est le résidu de l'étoile initiale. Un tel trou noir peut être détecté de deux manières principales :
- soit parce qu'il est la composante principale d'une étoile binaire, la deuxième étant une naine blanche
- l'analyse fine des perturbations de l'astre visible implique la présence d'une masse invisible qui n'est pas compatible avec celle d'une étoile à neutrons
- la présence d'un disque d'accrétion provoque une émission intense de rayons X avec des variations très rapides qui indique la présence d'un corps central massif de très petite taille.
- soit il est seul et provoque un effet de microlentille gravitationnelle.
2) Les observations récentes des noyaux galactiques (en particulier avec Hubble) montrent l'existence de masses centrales de quelques millions à quelques milliards de masses solaires qui ne peuvent résulter de l'effondrement d'une seule étoile. Ainsi au cur de la Voie Lactée, existe une radiosource (SgrA*) très compacte, d'un diamètre inférieur à une u.a., qui suggère l'existence d'un trou noir massif de quelques millions de masses solaires. Or les progrès effectués dans les techniques d'observations permettent d'assurer l'existence de tels trous noirs dans d'autres galaxies (par exemple NGC 4258) aussi bien que dans la notre. Mais un problème se pose : comment sont apparus ces trous noirs ? La réponse qui semble la plus probable aux chercheurs est de les faire remonter aux premiers âges de l'univers. Les trous noirs massifs seraient dûs à l'effondrement rapide et intense de nuages de gaz concentrés et qui auraient fusionnés avec d'autres, les résidus périphériques donnant naissance à des galaxies d'autant plus grandes que les trous noirs sont massifs.
3) Les trous noirs décrits ci-dessus sont des trous noirs massifs. Rien n'empêche d'envisager des trous noirs dont la masse serait inférieure à quelques milliards de tonnes (celle d'une montagne par exemple) et dont la dimension (rayon de Schwarzschild) serait inférieure à quelques millimètres (par exemple, un trou noir dont la masse serait égale à la masse de la Terre aurait une dimension maximale de 9 mm). De tels trous noirs sont appelés microtrous noirs. Mais l'étude théorique de ces trous noirs impliquent quelques conséquences importantes :
- Leur durée de vie est brêve : moins de quelques milliards d'années, voire très brêve..
- Leur formation ne peut se comprendre que si l'on se réfère à la prime enfance de notre Univers.
En effet pour que de tels trous noirs puissent exister "sans grossir", il faut que la matière ait pu échapper à l'attraction gravitationnelle de ces masses. Ceci implique donc une phase d'inflation lors de la naissance de celles-ci. De plus, pour naître si petits, il faut à la fois une matière existante suffisamment dense, répartie en grumeaux et une température élevée. Seule, la première seconde de l'Univers réunit les conditions nécessaires. De ce fait, ces micro-trous noirs sont dits quantiques ou primordiaux. Par ailleurs, on suppose qu'ils sont à l'origine des galaxies.
Entrées connexes : Etoile, étoile à neutrons, disque d'accrétion, étoile binaire, microlentille gravitationnelle, naine blanche, pulsar, rayon de Schwarzschild, Soleil, supernova, vitesse de la lumière, vitesse de libération
Voir : Trou noir 3
Trou noir primordial (Voir : Trou noir 3)
Union Astronomique Internationale. Cette organisation internationale non gouvernementale a été fondée en 1919 sous l'initiative d'astronomes professionnels. Comprenant plus de 8300 membres répartis dans 83 pays, son Secrétariat permanent est situé à Paris (Institut d'Astrophysique 98bis, Bld. Arago, 75014 Paris France - Tel : (33) 01 43 25 83 58 - Fax: (33) 01 43 25 26 16 - E-Mail : iau@iap.fr). Constituée de 11 divisions et de 40 commisssions, l'UAI englobe dans ses activités scientifiques tous les champs de la recherche astronomique, elle a la charge en particulier de la nomenclature des objets célestes (planètes, comètes...). L'UAI intègre la Communauté scientifique internationale en étant membre de l'ICSU (International Council for Science).
Approximativement, distance moyenne de la Terre au Soleil (Symbole u.a.), 1 u.a. = 149 597 870, 610 km. Elle est définie par le demi-grand axe de l'orbite terrestre.
Ensemble de toute la matière (galaxies, poussières, gaz, atomes, particules...) distribuée aussi bien dans l'espace que dans le temps.
Si l'univers était considéré principalement géocentrique dans les anciennes cosmologies et cosmogonies, les découvertes ont fait évoluer les conceptions. Aux XVIè et XVIIè siècles, les lois de Kepler, les observations de Galilée, la découverte de la gravitation par Descartes ont changé radicalement la vision du monde. Plus tard, Wright au XVIIIè siècle comprend la nature de la Voie Lactée, puis les travaux de Lorentz préludent au grand bouleversement apporté par la Relativité Généralisée d'Einstein au début du XXè (masse, temps, énergie, vitesse, distance, courbure de l'espace sont liés). Parallèlement, Hubble élargit une nouvelle fois l'horizon en apportant la preuve de l'existence de galaxies lointaines s'éloignant les unes des autres. Puis Friedmann et Lemaître proposèrent des modèles d'univers dynamiques où interviennent la courbure de l'univers.
Actuellement, les modèles utilisés en astrophysique s'affinent et font intervenir les théories topologiques issues de la Topologie algébrique (branche des mathématiques). L'univers serait globalement plat (au sens où la somme des angles d'un triangle fait un angle plat, ce qui n'est pas vrai sur une sphère par exemple), alvéolé, en expansion entre les alvéoles, là où règne la matière sombre.
Parcouru par d'immenses courants de convection tels des fleuves cosmiques où flotteraient les alvéoles étrangement stables formées par les superamas, l'univers reste un vaste champ d'exploration tant pour les scientifiques que pour l'amateur.
Notion due à Kant. Voir Galaxie 1)
1) Planète gazeuse géante, la septième du Système Solaire à partir du Soleil.
Bien que déjà cataloguée par John Flamsteed en 1690 comme étoile 34 Tauri, elle ne fut découverte par Herschel qu'en 1781 (le 13 mars) et encore par accident, celui-ci l'ayant tout d'abord prise pour une comète.
2) Caractéristiques principales :
- Distance moyenne au Soleil : 2875 millions de km (19,18 ua),
- Rayon moyen : 25 362 km,
- Masse : 8,7x1025kg,
- Révolution : 30 688,5 j (84 ans),
- Rotation : 17,24 h,
- Excentricité orbitale : 0,047,
- Inclinaison de l'orbite : 0,77°,
- Inclinaison de l'axe polaire : 97,9°,
- Densité moyenne : 1 290 kg/m3,
- Albédo : 0,51,
- Atmosphère : Hydrogène : 83 % Hélium : 15 % Méthane : 2 %,
- Température de surface : moyenne -193 °C (80°K),
- Satellites : 21 recensés dont Titania et Obéron découverts par Herschel en 1787, Cordelia, Ophelia, Bianca, Cressida, Desdemona, Juliet, Portia, Rosalind, Belinda, Puck, Miranda, Ariel, Umbriel, Caliban, Sycorax, les autres ont des numéros,
- Vitesse de libération : 21 550 m/s.
Ses 11 anneaux minces ont été découverts en 1977.
3) Encore assez mal connue - elle ne fut survolée qu'une seule fois en janvier 1986 par la sonde Voyager 2 - elle présente comme Pluton une caractéristique originale, celle d'avoir un axe quasi parallèle au plan de son orbite. Par ailleurs, on ne sait pas quel est son pôle Nord et par suite si son sens de rotation est direct ou rétrograde, bien qu'elle parcourt son orbite dans le même sens que les autres planètes (sauf Pluton).
4) Uranus est l'ancienne divinité grecque majeure du ciel, le premier des Dieux suprêmes, ainsi que le père de Cronos (Saturne), des Cyclopes et des Titans (les prédécesseurs des Dieux olympiens). Herschel l'appela la Planète Géorgienne en l'honneur du Roi d'Angleterre Georges III, d'autres l'appelèrent "Herschel". Le nom Uranus fut tout d'abord proposé par Bode en conformité avec les noms des autres planètes mais il ne fut communément admis qu'à partir de 1850.
Unité de Temps Césium (voir Seconde).
Cinquième jour de la semaine dédié à Vénus "Veneris dies". La déesse de l'amour chez les "Nordmen" était Frya ou Fricka qui a donné Friday, Freitag ou Vrijgdad.
1) Appelé aussi Etoile du Berger, du matin, du soir, cet astre n'est pas une étoile. C'est la deuxième planète du Système Solaire. Elle est de type tellurique.
2) Caractéristiques principales :
- Distance moyenne au Soleil : 108,16 millions de km (0,723 ua),
- Rayon moyen : 6051,8 km;
- Masse : 4,8685x1024 kg,
- Révolution : 224,701 j,
- Rotation : 243,01848 jours,
- Excentricité orbitale : 0,007,
- Inclinaison de l'orbite 3,39°,
- Inclinaison de l'axe polaire : 178°,
- Densité moyenne : 5 250 kg/m3,
- Albédo : 0,65,
- Atmosphère : CO2 : 97 % Azote : 3 % Eau : 0,003 %
- Température de surface : moyenne 477 °C (750°K),
- Satellite : 0,
- Vitesse de libération : 10 360 m/s.
A noter que Vénus a une rotation rétrograde.
3) Vénus, l'astre le plus brillant dans le ciel après le Soleil et la Lune, est connue depuis que l'Homme existe. Vénus, n'étant observable que lors du coucher ou du lever du Soleil, les Anciens pensaient qu'il s'agissait de 2 corps séparés. Mais les astronomes grecs savaient déjà qu'il s'agissait du même astre. Dans la mythologie romaine, Vénus est la déesse de l'amour et de la beauté associée à l'Aphrodite grecque amoureuse de Mars. Elle doit probablement son nom au fait que c'est la planète la plus brillante de la voûte céleste. On a d'ailleurs donné à la plupart des caractéristiques de la surface de Vénus des noms féminins.
Flux de gaz ionisé (plasma) en provenance du Soleil. Il oriente en particulier les queues des comètes et est à l'origine des aurores polaires.
Au voisinage de la Terre, sa vitesse est d'environ 400 km/s avec une densité de 100 particules par centimètre cube. Des projets sont à l'étude pour l'utiliser comme moteur d'engins spatiaux.
Direction vers laquelle un groupe d'astres semble en moyenne se diriger.
1)
Demi-grand cercle de la sphère céleste locale passant par l'astre, le zénith et le nadir de l'observateur. A ne pas confondre avec le méridien de l'astre, ni avec la verticale d'un lieu.
2) Par extension, c'est le demi-plan passant par ce demi-cercle. Il passe aussi par l'observateur.
La verticale d'un lieu est la droite perpendiculaire à une horizontale du lieu. Elle est parallèle à la direction du champ de pesanteur du lieu. La verticale coupe la Sphère céleste en deux points : le zénith et le nadir du lieu.
Voir vitesse de récession.
Voir célérité de la lumière.
Vitesse que doit acquérir un corps pour qu'il puisse s'échapper de l'attraction d'un astre. La vitesse de libération est fonction de la masse et du rayon de l'astre. Elle est donnée par
où G est la constante de gravitation, m la masse de l'astre et R son rayon. Par exemple, celle de la Terre est de 11 km/s, vitesse minimale que doit avoir une fusée pour s'échapper de la Terre.
Vitesse de fuite des galaxies déduite de leur décalage spectral (vers le rouge ou le bleu) lié à l'expansion de l'Univers. Cette vitesse ne doit pas être confondue avec la vitesse propre et ne doit pas être considérée comme une véritable vitesse. En effet, pour illustrer ce phénomène, prenons un exemple très simple : sur un élastique, traçons 2 traits à 1 cm l'un de l'autre, puis tirons sur les extrémités. Pour chacun des traits, l'autre semble fuir avec une certaine vitesse apparente alors qu'aucun ne s'est véritablement déplacé. Ce qui est observé par chacun est un effet de l'étirement de l'élastique. .
Entrées connexes : Fuite des galaxies, effet Doppler-Fizeau, redshift, vitesse propre, vitesse radiale, vitesse tangentielle.
Vitesse réelle d'un objet, (on parle aussi de vitesse spatiale).
Entrées connexes : Fuite des galaxies, effet Doppler-Fizeau, redshift, vitesse de récession, vitesse radiale, vitesse tangentielle.
Vitesse d'un objet mesurée selon la direction de la ligne de visée.
Entrées connexes : Fuite des galaxies, effet Doppler-Fizeau, redshift, vitesse de récession, vitesse propre, vitesse tangentielle.
Voir vitesse propre.
Vitesse d'un objet mesurée selon une direction perpendiculaire à la ligne de visée. En cinématique classique, elle est tangente à la trajectoire du mobile.
Entrées connexes : Fuite des galaxies, effet Doppler-Fizeau, redshift, vitesse de récession, vitesse propre, vitesse radiale.
La Voie Lactée est l'ancien nom de notre Galaxie (dans ce cas galaxie prend un G majuscule). Il a pour origine la légende mythologique selon laquelle Héraclès (Hercule) bébé, en tétant le sein de sa mère Héra (Junon), aurait laissé se répandre quelques gouttes de lait dans le ciel. Chez les Gaulois, la Voie Lactée était appelée "la Piste de la Vachette Blanche".
C'est un ensemble d'étoiles, de matières interstellaires (gaz et poussières) et de matière de nature inconnue (appelée matière noire) détectée par ses effets gravitationnels. En forme de disque renflé en son centre (bulbe galactique), d'un diamètre de 100 000 a.l., la Galaxie comporte environ 200 milliards d'étoiles (masses entre 0,1 et 100 fois celle du Soleil), 700 nébuleuses, 160 pulsars et une centaine de vestiges de supernovae. Le bulbe a un diamètre de 5 000 a.l. et se situe dans la constellation du Sagittaire. On y suspecte la présence d'un trou noir supermassif (2,9 millions de masses solaires).
La Galaxie est animée d'un mouvement de rotation, qu'elle accomplit, au niveau du Soleil, en 250 millions d'années (année cosmique). De plus, elle fuit en direction d'un point de l'espace nommé vertex qui est en fait l'amas Virgo.
Le Système solaire, proche de la périphérie, se situe sur un bras spiral, à environ 25 000 a.l. du centre, au dessus du plan galactique.
Avec une cinquantaine d'autres galaxies (Nuages de Magellan, galaxie d'Andromède...), la Voie Lactée constitue l'amas local.
Entrées connexes : a.l.; amas; amas local; bulbe galactique; étoiles; galaxie; nébuleuses; pulsars; supernova; système solaire; vertex;
Weakly Interacting Massive Particle : particule massive élémentaire interagissant très faiblement avec d'autres
Les wimps sont des particules hypothétiques qui pourraient constituer une partie de la matière noire.
Voir Nombre de Wolf
Rayonnement électromagnétique de très petite longueur d'onde et de grande énergie. Les rayons X sont en grande partie absorbés par l'atmosphère, seuls des instruments placés sur orbite dans l'espace hors de l'atmosphère peuvent les mesurer. Actuellement, des centaines d'objets célestes émetteurs de rayons X ont été répertoriés (supernovae, pulsars, quasars...). Les rayonnements X sont nocifs pour la vie.
Voir : Effet Yakowsky
Point de la sphère céleste situé à la verticale de l'Observateur.
C'est la limite basse de l'échelle des températures.
Origine de l'échelle de température pour les degrés Kelvin (0 K = - 273,15°C). Le vide interstellaire est à 3 K environ.
Voir Lumière zodiacale
Bande de la sphère céleste centrée sur l'écliptique (8,5° de part et d'autre) contenant officiellement 13 constellations (la 13ème est Ophiuchus, le Serpentaire) auxquelles on a donné des noms ayant un caractère plus ou moins mythologiques : Capricorne, Verseau, Poisson, Bélier, Taureau, Gémeaux, Cancer, Lion, Vierge, Balance, Scorpion, Ophiuchus, Sagittaire. Ces constellations n'ont pas toutes la même étendue (environ 43° pour la Vierge, 36° pour le Lion, 8° pour le Scorpion). Par ailleurs, la crédulité publique leur attribue des significations hautement fantaisistes.
Zone autour d'une étoile dans laquelle une planète tellurique peut posséder de l'eau sous forme liquide en assez grandes quantités (grands lacs, mers, océans).
Cette zone habitable varie en fonction de la dimension et du type d'étoile, de la dimension et du type de planète, de l'existence ou non sur cette planète d'atmosphère, de la composition de cette atmosphère et des températures de surface de cette planète.
Dans notre système solaire, cette zone se situe entre 128 et 300 millions de km du soleil (notre planète étant située à une distance de 150 millions de km du soleil).
Il existerait aussi dans les galaxies, une "zone habitable" : une mince bande située à la périphérie de la galaxie. Plus près du centre, disent les chercheurs, une galaxie serait stérile : les éléments chimiques sans lesquels nous ne serions pas là -le fer pour le noyau d'une planète, le silicium, l'aluminium, etc.- seraient trop rares pour créer une planète habitable de taille suffisante. Sans compter que, trop près du centre, les étoiles seraient trop rapprochées les unes des autres, de sorte que les nombreux accidents cosmiques -l'explosion d'une étoile, par exemple- auraient des effets dévastateurs sur toute forme de vie tentant d'émerger. Qui plus est, des galaxies entières manquent peut-être de ces éléments chimiques qui font notre force. De sorte que, aussi grandes et aussi belles soient-elles, elles pourraient être entièrement dépourvues de vie intelligente.
Précédents : A - B à C - D à E - F à J - K à M - N à P - Q à S
ASTRONEUF
Membre SAF 36800