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CLASSE VERTE
- Samedi 8 - Dimanche 9 - Lundi 10 - Mardi 11 - Mercredi 12 - Jeudi 13 - Vendredi 14 - Samedi 15 - Dimanche 16 -
- Lundi 17 - Mardi 18 - Classe
verte 2002 - Classe
verte 2003 - Classe
verte 2004 - Classe
verte 2005
Directrice : Mme. Françoise BOUS
route de Rocade
76270 Neufchâtel-en-Bray
tél: 02.35.93.01.01
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Séjour au Centre du Ventouzet
du samedi 8 octobre au mercredi 19 octobre 2005
Classes de CM2

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Tous les enfants sont bien partis à 22 h 30 pour une arrivée prévue vers 8 h |
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Dimanche 9 octobre 2005 …
… ILS SONT ENFIN ARRIVES !!!
Le voyage en car s'est passé dans le calme. Aucun enfant n'a souffert du mal des transports ; une première dans les annales des classes de découverte !
Nous touchâmes les terres de Lozère au soleil levant. Cet éclairage si particulier soulignait de belle manière le magnifique paysage qui s'offrait aux yeux de tous.
Il était 7h25 quand le car s'arrêta dans la cour du centre du Ventouzet. Tout le personnel était prêt pour accueillir les jeunes Neufchâtelois. Le petit déjeuner était déjà servi : croissants, pain, jus d'orange, céréales, confiture, miel, chocolat, … ce qui fit le régal de nos jeunes gourmets.

Ensuite, les enfants prirent possession de leur chambre puis rejoignirent les animateurs et les parents accompagnateurs pour une randonnée de deux heures autour du centre. Certains durent gravir des côtes " comme ça ! "

Madame Mallet et Monsieur Leprun, pendant ce temps là, se concertaient avec Christine, la directrice, pour les dernières mises au point. Après avoir renseigné le registre médical, les enseignants se penchèrent avec assiduité sur la technologie municipale embarquée, sorte de joujou interactif mis à disposition de l'école. Pour être plus précis, nous inaugurions le nouvel ordinateur portable, une bête de course selon les spécialistes avertis !!
Au déjeuner, avec une faim de loup, nos C.M.2 dévorèrent leur assiette de crudités, leur steak -frites, leur fromage et leur grappe de raisin. Ce fut alors le moment tant attendu du brossage complet de TOUTES les dents …

C'est sous un ciel azuré que les enfants découvrirent la hêtraie proche et s'adonnèrent à la construction de cabanes. Les filles firent preuve d'un esprit d'organisation alors que certains groupes de garçons se disputaient le rôle de conducteur de travaux.
Après le goûter, il fallait regagner les classes pour des activités pédagogiques plus traditionnelles. Le passage aux douches fut suivi du dîner. Au menu : soupe de légumes, croque-monsieur, salade, fromage et petits suisses. Quelques larmes coulèrent à cette occasion.
Cette journée bien remplie, fut clôturée par une veillée calme. Au programme : lecture et jeux de société.
A 21 h 30, tout le monde était couché et endormi. Enfin … presque !
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JOURNEE SPORTIVE
Il est déjà 7 H 30 ! Eh oui ! C'est l'heure de se lever pour les enseignants et les parents. Il leur faut accueillir les enfants. Mr Guérain saute dans ses chaussures, se dirige vers la grande salle et attend les enfants fraîchement réveillés. Les dernières petites marmottes pourront hiberner jusqu'à 8 h00.

Après le petit déjeuner, les élèves de Mme Mallet prirent le chemin du lac du Moulinet soit en vélo (VTC) soit à pied. Une nouvelle fois, les côtes n'avaient pas la cote ! Lors de la randonnée pédestre, alors que Didier s'attelait à montrer les caractéristiques du paysage, Ophélie H., elle, porta tout naturellement son attention sur des vaches qui broutaient tranquillement au bord du sentier. Une vocation était née : " agriculteuse " ! Ce qui prouve l'efficacité des classes de découverte dans l'orientation professionnelle !
La classe de Mr Leprun, quant à elle, se préparait à l'activité course d'orientation menée par Boris. Dans un premier temps, en classe, les enfants découvraient le plan du Ventouzet. 6 équipes furent constituées. Elles eurent pour mission de retrouver 7 balises savamment dispersées dans le hameau. Mais tout le monde n'avait pas les mêmes balises à rechercher … L'espionnage entre équipes ne fut pas récompensé ! A chaque balise correspondait une lettre. Une fois en possession de ces 7 lettres, les enfants devaient écrire le maximum de mots.

L'après-midi, les deux classes intervertirent les activités du matin.
En ce qui concerne les repas, le cuisinier prit énormément de risques aujourd'hui. Ainsi proposa-t-il au déjeuner des lentilles et au dîner des salsifis. Malgré cela, quelques clients du restaurant affirmèrent : " C'est bien meilleur qu'à la … ". A vous de deviner la suite!!

Voici maintenant quelques extraits littéraires:
" Ce matin, nous avons fait une randonnée et nous avons vu du granit " pourri ". Il ressemble à du sable. Avant de partir faire du vélo, un animateur nous a dit que le lac du Moulinet a été créé par des hommes. " Eva "

Autrefois, il y avait un moulin et une rivière. Maintenant il y a un lac car ils ont fait un barrage pour qu'en été ils puissent remettre de l'eau dans un autre lac, celui de Garabit. L'eau fait tourner des turbines pour produire de l'électricité. " Matthieu
" Jean-Luc nous a parlé du lac. Le mot Moulinet vient du mot moulin. Le lac du Moulinet est un lac artificiel qui a été créé par les hommes. " Laëtitia
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LE VENT SOUFFLE SUR LE VENTOUZET
Après un coucher agité et un réveil très matinal (6 h15) pour certains, une nouvelle journée de découvertes pouvait commencer. Le ciel bleu des deux premiers jours avait cédé la place au ciel gris et au vent. La température extérieure s'en ressentit aussitôt.

Les élèves de Bernard Leprun le matin, et ceux d'Aurélie Mallet l'après-midi, furent pris en charge dans la classe par Jean-Luc l'instituteur du centre. Celui-ci leur fit d'abord un cours de géologie et leur expliqua l'origine de cette roche si caractéristique de la Lozère : le granit. Les élèves en observèrent attentivement des échantillons. Ce fut pour eux l'occasion d'apprendre de nouveaux mots de vocabulaire : quartz - feldspath - mica - roche grenue - granitique - érosion… Tous ces termes géologiques seront réutilisés quand nous serons de retour à Neufchâtel.

Puis, ce fut le moment de s'habiller chaudement pour la célèbre randonnée granit. Les élèves quittèrent alors le Ventouzet, traversèrent le hameau du Ventoux et pénétrèrent dans le bois du Couderc parsemé de multiples chaos granitiques aux formes plus étranges les unes que les autres. Jean-Luc regroupa les enfants et leur conta des légendes de la Margeride mettant en scène des sorcières, des paysans, un colporteur et Gargantua le géant… L'auditoire fut attentif car la sorcière qui vivait non loin de là ne supportait pas, dit-on, le moindre bruit et le moindre bavardage… La proximité de ces êtres extraordinaires décupla la force de nos jeunes brayons qui, par magie, purent bouger sans effort un énorme chaos granitique.

Pendant que la classe de Mr Leprun découvrait les légendes lozériennes liées au granit, celle de Mme Mallet, guidée par Boris l'animateur, quittait le centre pour visiter deux fermes, celle de Mr Bros et celle plus importante et beaucoup plus moderne de Mr Hermabessière. Celui-ci nous expliqua les croisements qu'il effectue entre un taureau de race charolaise et une vache de race Aubrac. Les veaux à l'âge de trois mois sont envoyés en Italie (surprenant n'est-il pas ?) pour y être engraissés puis abattus. Si tous les chemins mènent à Rome certains se terminent visiblement à l'abattoir. La viande est alors vendue sur le marché italien qui semble apprécier cette variété si spéciale.
La classe gagna ensuite la petite ferme de monsieur Bros qui jouxte le centre.
Le fonctionnement de celle-ci est beaucoup plus rustique et plus traditionnel. Le corps de ferme date de l'an 1630 !!! Les enfants furent très surpris d'apprendre que les paysans de cette époque se chauffaient grâce à la chaleur animale remontant des étables (odeurs comprises !). Les conditions de travail y sont plus rudes. Mis à part la traite mécanique, l'organisation de l'étable ressemble à celle utilisée au XVIIème siècle. Les revenus mensuels de cette exploitation agricole sont inférieurs au SMIC. On ne peut qu'admirer le courage de cette famille de paysans.
L'après-midi, alors que les élèves d'Aurélie Mallet côtoyaient les personnages mystérieux de la hêtraie et des chaos granitiques, la classe de Bernard Leprun prenait possession de la grande salle. Sophie, une animatrice spécialisée, avait préparé un immense atelier de sculpture sur béton cellulaire. Elle leur présenta les divers outils disponibles: des râpes, des ciseaux à bois, des pointes et des limes. Après une mise au point sur les nombreuses consignes de sécurité, il était temps pour les enfants de se familiariser avec l'outillage et le matériau. Des élèves tentèrent des réalisations artistiques très personnelles. Certains d'entre eux pourraient faire fortune à la F.I.A.C (Foire Internationale de l'Art Contemporain de Paris).

Il est 21H15. Les deux classes vont dans quelques instants rejoindre les chambres après la veillée. La classe de Mme Mallet sous la conduite de Didier est partie pour la fameuse et inquiétante (au début seulement rassurez-vous !) balade nocturne. Les élèves de Mr Leprun quant à eux " s'éclatent comme des bêtes " sur des danses folkloriques dans la grande salle. C'est Nathalie Prouhèze qui supervise cette soirée très tendance. Le plus embêtant dans cette activité c'est qu'il faut soit danser avec une fille soit avec un garçon.
Cette journée a beaucoup inspiré les petits Neufchâtelois en voici la preuve :
" On a fait une randonnée avec Jean-Luc. Il nous a dit un secret d'une pierre. Il nous a aussi raconté des histoires de fée et de géants d'autrefois. Après on est rentré au centre pour manger et après on est allé faire de la sculpture avec Sophie. " Constance Ratel "
La randonnée granit de Jean-Luc. Il existe trois sortes de grains ou de cristaux : il y a le blanc : le feldspath, le noir : le mica et le gris : le quartz. Le mot granit vient du mot grain. " Victor Dubuc "
Aujourd'hui, je suis allée faire une randonnée granit. J'ai vu du beige, du gris, du noir et blanc. On a vu des pierres en granit. On pouvait en ramasser mais pas des trop grosses. J'ai pris les deux sortes. " Cécilia Petit "
Avec Jean-Luc on a ramassé du granite. On est rentré dans une forêt puis on a avancé auprès d'une roche. Il nous a raconté une histoire de fée, de Gargantua. Après, on est rentré au centre P.E.P. " Audrey Bigot "
On est allé dans la ferme de Mme et Mr Bros et on a vu des poules et un veau. Mr Bros a 27 vaches. Quand il a des veaux, il les garde juste trois semaines. Après, il les vend. " William Rocul "
La ferme de Mr Bros. En bas, il y avait l'étable. Dans l'étable, il y avait un veau qui tremblait en nous voyant. Et aussi il y avait 27 vaches attachées pendant tout l'hiver pour réchauffer la maison . " Tanguy Probin "
Voici quelques brèves d'élèves (appellation d'origine non corrigée)
Ces propos ne regardent que leurs auteurs.
A la question qu'est-ce qu'une génisse ?
Réponse d'Eva : " Une génisse ?... C'est comme une adolescente mais en vache ! "
A la question que voyez vous à l'horizon ?
Réponse de Clément : " C'est un… c'est un… c'est un KOA granitique ! " (libre interprétation de chaos granitique)
La question du jour :
Thomas, lors de la randonnée, accumula un stock impressionnant de morceaux de granit dans ses poches et son sac banane. Il posa, plusieurs fois, cette question à Mr Guérain : " Est-ce que ça coûte cher du granit ? " N'ayant pas la réponse souhaitée, il osa la reposer à Jean-Luc qui lui répondit : " Eh bien, ça ne coûte rien ! " Thomas, dépité, envisage tout de même dans un futur proche, l'ouverture d'un commerce spécialisé en centre ville dans lequel il espère faire fortune !

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RAID SUR L'AUBRAC
Ce matin, le réveil fut pour certains difficile, contrairement à la veille… Le changement de rythme de vie commence à se faire sentir.
9 h 00 sonnaient et les élèves étaient déjà dans le car. Mission du jour : parcourir et découvrir l'Aubrac, une région géologique à cheval sur les départements de la Lozère et de l'Aveyron. La première destination fut la ville de Laguiole avec, dans un premier temps, la visite d'une coutellerie artisanale. Les enfants ont ainsi découvert tous les secrets de fabrication des couteaux, guidés par deux des douze Maîtres-Artisans chevronnés. En assistant en direct à la fabrication d'un couteau traditionnel, Alexandre eut une révélation : " Plus tard, j'aimerai fabriquer des couteaux !".

Etre Maître-Artisan coutelier, c'est savoir créer, sculpter les bois précieux, la corne et l'acier. C'est savoir assembler, ajuster et polir. Les couteaux les plus simples sont fabriqués par le Maître-Artisan en une demi heure, alors que les couteaux de collection demandent parfois plusieurs centaines d'heures.
 
" On fait des couteaux en corne de buffle ou en bois. Les ouvriers font en moyenne quinze couteaux simples par jour. Les contrefaçons les plus ressemblantes sont faites au Pakistan probablement par des enfants. Un couteau de Laguiole se reconnaît à la marque inscrite sur la lame et au poinçon. " Gauthier Foll
" Un couteau de Laguiole contient huit pièces. Il y a toutes les sortes de couteaux. Il y a des couteaux de collection grands ou petits et des couteaux normaux. J'aimerais bien avoir un couteau de Laguiole. " Vincent Renier
Après un pique-nique sous le soleil, les enfants eurent le droit à une récréation sportive. Sous l'arbitrage de Mr Guérain, deux équipes de rugby masculines se sont affrontées vaillamment (aucun trou dans les pantalons n'est à déplorer). Pendant ce temps là, Nathalie et Mme Benoist organisèrent des parties acharnées de béret.

Il ne fallait pas quitter Laguiole sans aller visiter la coopérative fromagère Jeune Montagne. Cette laiterie produit un fromage AOC dans des conditions parfaites d'hygiène. Le Laguiole est un des plus beaux fleurons du patrimoine fromager de l'Aubrac et du Rouergue. Il ne demande qu'à être connu. Pourquoi ne pas inviter sa confrérie en septembre à la prochaine fête du fromage de Neufchâtel ?
Cette laiterie s'est également spécialisée dans la fabrication industrielle de l'aligot, qui utilise de la tome fraîche : un stade intermédiaire de la fabrication du Laguiole. Par ses explications, la guide mis l'eau à la bouche de l'élève Marius, qui insista pour percer les secrets de préparation de ce plat typiquement régional. Son visage s'illumina quand il apprit que nous en goûterions prochainement.
La visite se termina par une dégustation de Laguiole plus ou moins affiné.
La sortie sur le plateau de l'Aubrac se termina par une marche menant à la cascade du Déroc. Mr Leprun constata que son débit était bien plus faible qu'à l'ordinaire. Nathalie nous expliqua que cela était du à une sécheresse persistante.

" On a vu la cascade du Déroc et on est allé dessous. C'était la première fois que je voyais une cascade. On a vu que la cascade ne descendait pas vite. Victor, William et moi nous nous sommes approchés de plus en plus. On s'est reçu des gouttes dans la figure. Ça ne faisait pas mal. Mr Guérain est monté en haut des rochers et il a pris des photos. " Kévin Petit
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DES JEUNES BRAYONS ARTISANS BOULANGERS
Après la géologie, la coutellerie et la fromagerie, voici un autre mot en [-ie] : la boulangerie. Nos chères têtes blondes ont, pour certaines, découvert les joies du pétrissage et du malaxage lors de la veillée d'hier. Il n'était évidemment pas question de se lever aux aurores comme le font les artisans boulangers ! Deux groupes furent composés. Le premier groupe confectionna des miches de pain et le second des fougasses au chocolat et aux pralines roses !
 
Ce matin, nos jeunes neufchâtelois se rendirent au four du hameau du Cher. Objectif de cette mission matinale : faire cuire les fougasses et le pain. Un " briefing " collectif eut lieu dans la grande salle. Boris répartit les enfants par équipes de 8 ou 9.
Aller directement au four à pain eût été trop simple, c'est pour cela, que l'animateur avait organisé un grand jeu d'orientation. Chaque équipe avait en sa possession une carte sur laquelle étaient indiqués le parcours à suivre, des balises à placer lors de l'aller et des balises à retrouver lors du retour. Ainsi au travers de ce jeu de piste les enfants apprenaient-ils à utiliser et à lire une carte. Fort heureusement, aucun groupe ne se perdit.
Jean-Pierre, le célèbre animateur au béret, accueillit les 51 C.M.2 au seuil du four à pain collectif. Il s'était levé, " rien que pour nous ", à quatre heures du matin pour allumer le four, tout en étant éclairé par les phares de sa voiture…

Il expliqua aux enfants les techniques de construction de ces fours à pain lozériens aux murs de granit et à la toiture couverte de lauzes. Les habitants de Sainte Colombe de Peyre, au début du 20ème siècle préparaient et faisaient encore cuire leur pain pour une période de deux semaines. A cette époque, les familles nombreuses de plus de 10 enfants n'étaient pas rares. Il suffit d'imaginer la quantité de pâte et le nombre de miches à préparer pour la maisonnée… Ce four collectif permettait aussi la cuisson de pâtés et de tartes. Les habitants attendaient toujours qu'une première famille se charge d'allumer le four qui nécessitait, au départ, une quantité importante de fagots et de bois pour arriver à une température correcte de cuisson. Voyant cela, les autres familles confectionnaient leur pâte à pain et s'empressaient d'aller le faire cuire n'ayant plus qu'à entretenir le foyer. (Il n'y a pas de petites économies !!)

L'après-midi, la classe de Mr Leprun visita la ferme de Mr et Mme Bros puis celle de Mr Hermabessière. Celle de Mme Mallet étudiait, sous la conduite de Jean-Luc, l'histoire du Ventouzet, qui avant 1972, était un corps de ferme.
 
Voici de nouvelles brèves d'élèves :
A la question : Comment s'appelle la maison du cochon ?
Réponse de Robin : " C'est la cochonnerie ! "
A la question : Que fait-on avec du lait ?
Réponse immédiate de Stacy : " De l'huile ! "
Question de Marine à Mr Hermabessière :
" Dans quel battoir on tue les veaux ? " ( le mot battoir vient de l'abattoir)
" Vous avez pas l'voltige ? " demande Laure à ses camarades perchés sur le roc du Cher.
Malheureusement, à la fin d'une si bonne journée, nous avons eu la désagréable surprise d'apprendre que nos messages quotidiens parviennent très difficilement voire pas du tout à l'école et sur le site de Neufchâtel. Pourtant le nouvel ordinateur fonctionne à merveille et nous indique que nos messages ont bien été envoyés. Les problèmes techniques viennent probablement du fournisseur d'accès. Ceci est d'autant plus regrettable que nous travaillons tard chaque soir afin que les parents soient informés de nos activités le plus rapidement possible.
Note du Webmaster :
Difficilement est bien le mot... Encombrement des lignes (du Sud ou du Nord) ? Péril en la demeure "Service public" ... ?
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EN ROUTE POUR LA HAUTE LOIRE
 
Une terrible matinée se préparait pour nos célèbres et néanmoins modestes C.M.2. Il fallait se rendre en car à Saugues, une petite bourgade de la Haute Loire, afin de visiter le musée extraordinaire de la bête du Gévaudan. Pendant le voyage, l'inquiétude se lisait sur certains visages. Les mamans accompagnatrices n'en menaient pas large non plus ; la preuve : elles bavardaient moins qu'à l'ordinaire…
Après plus d'une heure de route, le car s'arrêta dans le centre du village particulièrement animé. C'était jour de marché. Malheureusement, il n'était pas question de faire des emplettes. Cet état de fait finit par achever les mamans…

Pour faciliter la visite du musée, les enfants furent répartis en quatre groupes. Chaque équipe devait cheminer dans le musée en suivant un itinéraire ponctué par des petites saynètes en son et lumière. Les mannequins de cire étaient habillés en costume d'époque. En passant d'une pièce à l'autre, les enfants, sans le savoir, faisaient un voyage dans le temps, s'imprégnaient de l'ambiance qui régnait à l'époque du roi Louis XV. Ils virent ainsi s'agiter, rire, pleurer et se battre tout un peuple de paysans. Ils eurent un aperçu des réactions de l'évêque de Mende et de ses proches, des exactions occasionnées par les dragons du roi pendant la grande battue. Ils prirent conscience du mépris de la noblesse et de la cour du roi si éloignées des préoccupations de la petite paysannerie. Autant de signes annonciateurs de la future révolution de 1789.
Voici quelques réactions d'enfants à la sortie du musée :
" Ça faisait joli quand ça éclairait ! " Marion
" Moi, j'aimais pas c'est quand les personnes étaient mortes ! " William
" Moi, je trouve que c'était bien fait, le faux sang, les habits… " Marine R.
" C'était bien réalisé, c'étaient des scènes de théâtre et les yeux étaient terrorisés. " Tanguy "
Ça parlait d'un Normand dans l'histoire et on était un peu concerné. " Pierre
" Mais la première bête c'était une fausse …pas une fausse mais c'était pas la bonne ! " Kévin
Pour le déjeuner, l'école publique de Saugues nous accueillit. C'est sur le terrain de handball que nous nous installâmes. Le soleil était au rendez-vous.
Nous reprîmes le car à 14 h 00, direction le Mont Mouchet, haut lieu de la résistance du Massif Central. Lors du trajet, Jean-Luc nous donna des explications sur les origines de la Résistance et sur la vie des maquisards pendant la seconde Guerre Mondiale. Ces informations étaient nécessaires pour faciliter la visite du musée de la Résistance, cette période sera abordée en fin d'année scolaire.
" Au musée de la Résistance, était affichée une chanson trop bien :
Ami entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Ami entends-tu le cri sourd du pays qu'on enchaîne ?
C'est un bout du chant des Partisans. " Océane Henriet

Voici d'autres réactions à chaud :
" Il y avait des lettres de soldats parce qu'ils allaient se faire tuer. " Marine R.
" C'était assez triste car une fillette de trois ans qui a été arrêtée par la police française, elle a été tuée car elle était juive. " Pierre et Tanguy
" Un gars s'est fait fusiller et il avait marqué une lettre " Nicolas A.
Cette journée se termina par la célèbre veillée consacrée à la légende de la bête du Gévaudan. Dans la grande salle qui servait autrefois de grange, Didier créa une ambiance mystérieuse et feutrée devant un bon feu de bois.

Et pour terminer, quelques brèves d'élèves :
Sur le site du Mont Mouchet, Jean-Luc demande : Que veut dire FFI ?
Réponse de Robin : " Ça veut dire Fédération Française Internationale " (Au lieu de Forces Françaises de l'Intérieur)
Lors du pique-nique à l'école de Saugues, Laura demanda à Mme Saussaye :
" Est-ce que je peux avoir du papier peint pour m'essuyer les mains ? " (au lieu de sopalin)

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UNE GRASSE MATINEE BIEN MAIGRE AVANT DE REMONTER LE TEMPS

La fatigue commençant à se faire sentir, nous avions prévu, pour ce matin, une grasse matinée réparatrice en décalant d'une heure l'heure du lever. Ce ne fut pas une réussite, au contraire … certains énergumènes bavardant et se levant bien plus tôt qu'à l'ordinaire.
Nous passâmes la matinée au centre. Didier prit en charge, dans la grande salle, les élèves de Mme Mallet pour une intervention sur la biologie du loup (sa reproduction, sa vie et sa place dans la meute, son comportement …). C'est ainsi que les enfants ont acquis des connaissances minimales qui seront nécessaires lors de la future visite au parc aux loups de Sainte-Lucie.
Les CM2 de Mr Leprun se retrouvaient, quant à eux, dans leur salle de classe où les attendait Jean-Luc. Il leur fit un cours sur l'histoire du Ventouzet. Ce corps de ferme construit en l'an 1704, s'agrandit au fil du XVIIIe et XIXe siècle jusqu'en 1886 … puis en 1973.
Midi sonna, et nos petits Neufchâtelois étaient déjà prêts à entrer dans la salle de restaurant. D'où venait cette motivation si soudaine ? Il faut dire qu'au déjeuner, étaient servis des saucisses de pays accompagnées du célèbre et succulent aligot ! Il fallut même calmer les ardeurs gastronomiques de certain(e)s gourmand(e)s.

La récréation du midi fut organisée autour de deux pôles d'activités : les terrains extérieurs et les chambres dans lesquelles les enfants pouvaient lire, se reposer ou faire des jeux calmes.
Le car de la société Gaiffier pointait déjà le bout de son capot pour nous emmener dans le département du Cantal. Nos jeunes brayons y grimpèrent pour y accomplir la " mission découverte " de l'après-midi : la visite de l'écomusée de Loubaresse. Il s'agit de la maison de Pierre Allègre, un paysan aisé de la Margeride, qui vécut au XIXe siècle.
L'horloge de la machine à remonter le temps s'était arrêtée en 1880. Ainsi, de la salle commune à l'étable, de la chambre des grands-parents au four à pain, du cantou (grande cheminée) à la souillarde (cuisine), du montadou à l'étable, la vie des paysans de la Margeride fut contée par Monique et sa jeune collègue. Même la bruine persistante ne parvint pas à troubler l'intérêt des enfants. Clément put nous faire apprécier ses grandes connaissances dans le domaine agricole et en particulier sur les outils anciens.

" Aujourd'hui, on est parti voir la ferme de Pierre Allègre. C'était trop bien ! Ils ont gardé plein de trucs anciens. Pierre était un sabotier. Il hébergeait un berger en hiver. Le berger prend les brebis des autres tout l'été. Il dormait assis parce que couché, c'était la position des morts. Alors il croyait que si il se couchait, il mourrait. " Marine Roussel
Lors du voyage du retour, le car s'arrêta à l'aire de Garabit, où les enfants purent admirer l'œuvre de la société de constructions métalliques EIFFEL : le célèbre viaduc de Garabit, tout entier vêtu de rose.

Ce soir, après la veillée, les enfants se sont couchés plus tôt. Il faudra être en forme pour la grande excursion qui nous attend demain.
 
La brève parentale du jour :
Sur la façade de la maison de Pierre Allègre, se trouve un cadran solaire qui, en Margeride, symbolise la richesse. Celui-ci n'est que décoratif étant mal orienté. D'où la réflexion suivante de Wendy David : " ça fait un peu m'a-t-on vu, n'est-il pas ? " S'agit-il d'un photomaton où d'une déformation professionnelle liée au musée Mathon de Neufchâtel ? Depuis cette " syntax error " d'éminents spécialistes de l'université de Manchester et de Newcastle se penchent sur ce problème linguistique.
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VOYAGE AU CENTRE DE LA TERRE
Ce matin, il ne fallait pas traîner car une longue et fatigante
journée s'annonçait. Le car démarra du centre à 8 h 30 direction
le Causse de Sauveterre et les Gorges du Tarn avec comme camp de
base le village de Sainte-Enimie. Le ciel était menaçant. Fort heureusement,
la météo devint au fil des kilomètres plus clémente. Nous entrâmes
à La Canourgue, dans la région des Causses. Ces plateaux calcaires
au sol sec, entrecoupés de dolines (petits bassins aux terres fertiles),
nous donnèrent un rapide aperçu de la faible densité de la population.
C'est sur ces terres que l'on trouve de nombreux élevages de moutons
et de brebis dont le lait sert à la fabrication du Roquefort. Le
chauffeur nous fit admirer ses talents de " manœuvrier " en empruntant
les nombreux lacets serpentant le long des Gorges du Tarn.

Nous nous arrêtâmes à Sainte-Enimie pour y faire descendre la classe
de Mme Mallet. Jean-Luc, le célèbre instituteur du Ventouzet, emmena
les enfants à travers les ruelles escarpées et leur fit découvrir
l'architecture de cette bourgade médiévale. Ils purent admirer les
vestiges du chemin de ronde, ceux de la basilique fondée par Sainte
Enimie et les multiples échoppes si bien restaurées.

Au même moment, la classe de Mr Leprun, toujours dans le car, s'arrêta
sur un flanc des Gorges du Tarn à 700 mètres d'altitude. Deux moniteurs
spécialisés en spéléologie les y attendaient. Christophe et Thierry
(un grand garçon de 40 ans né à Dieppe et ayant vécu 15 ans à Forges-les-Eaux
…) distribuèrent aux enfants un équipement d'aventurier : un casque,
une lampe à carbure, une " dudule " ou calebonde.

Il était hors de question de s'aventurer sans enfiler ses bottes
et son ensemble K-way. Malheureusement certains enfants n'avaient
pas cet équipement minimal pourtant recommandé dans la fiche d'inventaire.
Au retour, les lave-linge devront tourner plus qu'à l'ordinaire
…

Avant d'arriver à l'entrée de la grotte, il fallut gravir, à l'aide
de cordes, un sentier caillouteux. Après avoir écouté attentivement
les consignes strictes de sécurité, les petits aventuriers s'engouffrèrent
dans le ventre de la Terre. Tantôt debout, tantôt accroupis, tantôt
à plat ventre, les CM2 avancèrent, dans l'obscurité, à travers d'étroits
boyaux, à la seule lueur de leur lampe. Sous l'œil vigilant des
deux professionnels, des enfants furent envoyés en éclaireurs. A
chaque arrêt, nous nous émerveillâmes de la beauté des créations
calcaires formées par des ensembles de stalactites et de stalagmites.
La présence d'argile permit à certaines filles de découvrir les
vertus cosmétiques de cette terre.

L'après-midi, les activités furent inversées. Après son expédition
dans la grotte, une enseignante dont je tairai le nom, déclara qu'il
aurait été difficile à un certain Mr François de se glisser dans
d'aussi petits passages. Cette réflexion fut largement approuvée
par les enfants et par Mr Leprun.

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LES P'TITS LOUPS AU PARC DE SAINTE - LUCIE

Ce matin, le soleil pointa le bout de ses rayons. Une belle journée
s'annonçait.
Les élèves de Mme Mallet s'équipèrent d'une planche à dessin, de
leur crayon à papier et de leur gomme afin de participer à une séance
de lecture de paysage sous la houlette de Jean-Luc. Celui-ci leur
apprit à poser leur regard, à distinguer et à nommer les éléments
essentiels de ce paysage particulier. Devant eux, à l'arrière plan,
se trouvait le hameau du Ventoux, quelques chaos granitiques, des
murs de pierre puis un bois de hêtres et de pins sylvestres. En
contrebas, ils purent observer des razes qui serpentaient dans un
pâturage.
Ce fut alors le moment de dessiner ce panorama. Usés, certains
crayons eurent mauvaise mine … Quelques élèves, peu satisfaits de
leur production, dégainèrent leur gomme…

Mais que faisaient, pendant ce temps là, les élèves de Mr Leprun
? Et où pouvaient-ils bien être ? Après enquête, ils furent localisés
dans la grande salle en compagnie de Didier. Ce dernier leur avait
concocté une intervention sur la biologie du loup.
Ainsi, ils purent, l'après-midi, se réapproprier ces connaissances
lors de la visite du parc aux loups de Sainte-Lucie. Ce parc, ouvert
depuis 1985 par Gérard Ménatory a pour vocation de réhabiliter cet
animal auprès du public. Le loup est décrit souvent à tort comme
féroce et sanguinaire. Cette peur est à l'origine de bien des mythes
et légendes.
 
Sylvain, le guide animalier en nous faisant découvrir les loups
de Sibérie, du Canada, de Pologne et de Mongolie, tenta de lever
les derniers préjugés sur ces super prédateurs. Saviez-vous que
le loup est craintif face à l'être humain, qu'il vit en groupe et
ne chasse que pour se nourrir ? Cet animal à la vue perçante et
à l'odorat développé n'est pas dangereux pour l'homme. Sylvain insista
auprès des enfants sur le fait que l'on ne peut pas le domestiquer.
Après une courte randonnée, nous assistâmes au nourrissage d'une
soixantaine de loups dans un parc d'observation de douze hectares.
Certains de ces animaux se disputèrent vigoureusement les quartiers
de viande.
La visite ne pouvait se terminer sans passer par la boutique aux
souvenirs. Les comptes en banque fondirent comme neige au soleil
!
Il était 18 h 30 quand le car quitta le parc aux loups. Les 51
enfants et leurs accompagnateurs entonnèrent alors leur " hymne
" de classe verte sur l'air de " elle descend de la montagne à cheval…
".
Puis arriva le moment tant attendu : la BOUM ! Les garçons épuisèrent
leur stock de gel et de parfum (d'homme) et les filles toujours
très organisées sortirent leurs tenues de soirée. DJ Boris et DJette
Nathalie étaient derrière les consoles pour lancer les derniers
tubes à la mode. Les mamans et le papa accompagnateurs furent jetés
hors de la piste par les mini vigiles soucieux de sauvegarder leur
vie privée. Ils se replièrent dans la salle de classe attenante
pour assurer l'assistance psychologique en cas de peine de cœur.
Soudain la musique s'arrêta pour laisser place à un énorme gâteau
d'anniversaire en l'honneur de Laëtitia qui souffla ses onze bougies.
A sa grande surprise, elle reçut un cadeau des mains de Mr Leprun.
Grâce à deux agents secrets (l'un du MI 5 et l'autre de la DGSE)
alias Matthieu and Marion, nous eûmes connaissance de l'anniversaire
de deux accompagnatrices dont l'âge est classé secret défense.
 
Les dernières brèves avant le départ :
Au dîner, Bernadette et Mauricette apportent un gratin d'aubergines
et de viande hachée. Benjamin s'écrit : " C'est de la mousse
à chat ! " (comprendre : moussaka diminutif de mousse à cat pour
les brayons et les blangeois).
A la question : Comment s'appelle un jeune loup âgé de 6 à 9 mois
? Réponse d'Ophélie T : C'est un loubard ! (Un loup avec
une veste en cuir pilotant une mobylette avec un biplace en skaï,
style Harley Davidson… certains papas se reconnaîtront !)
Et pour finir, une brève de dernière minute : " Faites attention
de ne pas salir vos assiettes ! " conseilla un enseignant IMF
dont je tairai le nom en distribuant les photocopies de " l'hymne
" dans la salle de restauration !

Le séjour touche à sa fin, rendez-vous l'année
prochaine pour de nouvelles aventures…
Bernard Leprun, Aurélie Mallet, Sylvie Benoist, Adéline Saussaye,
Wendy David et François Guérain
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